Plutard, je rencontrais Jean-marc et je continuais à croire en mes rêves et prémonitions. Je m'entrainais à faire les cartes...et j'ai même consulté des magnétiseurs et des homéopathes pour des problêmes de santé, même pour nos enfants! Je savais quand une personne allait décéder à l'aide de mes rêves, et je préssentais plein de choses......
Un dimanche d'octobre alors que je sens chez Cécile une telle haine envers moi.Je me tourne vers Dieu et lui demande si il existe vraiment, de venir me chercher je n'en peux plus... c'est au dessus de mes forces......
"Brenda, qu'est-ce que vous voulez dire?" ai-je demandé pendant que des millions d'idées se précipitaient dans ma tête en pensant à ma petite fille de trois ans. "Dites moi, qu'est-ce que vous voulez dire par "on ne sait pas trop"? Quelle sorte de chute?".....
J'étais un enfant surdoué. A 4 ans, je lisais couramment et je faisais les opérations courantes de tous les nombres. On m'a fait sauter plusieurs classes et je suis arrivé à l'âge de 9 ans en 6ème.....
.Lettre à Jésus Michèlle D'Astier
Père, Je peux juste te donner mon coeur, te donner tout ce que j'écris pour toi et de toi
et te donner mes larmes pour ce monde qui se perd
Ta fille Michèlle
Mosab Hassan Yousef, le fils d'un important chef du Hamas s'est converti au Christianisme et prie pour que sa famille accepte Jésus Christ comme Sauveur......
Le baptême dans le Saint-Esprit
L'expérience relatée dans les pages qui suivent est celle d'un jeune homme de quinze ans. Certaines conclusions, que j'y ai ajoutées, sont de l'homme mûr et du serviteur de Dieu.William BOOTH-CLIBBORN
Lorsque la sonnette de la porte d'entrée retentit, mon hôtesse, qui me cachait, ouvrit, ne se doutant pas que c'était la Gestapo venue pour m'arrêter...
Dieu merci, nous avons Marie, la mère de Jésus notre roi, qui se tient à Sa droite et comme un bon fils ne refuse jamais une faveur à une mère tendrement aimée, de même Jésus ne refusera jamais rien à Marie. Il n'a jamais repoussé aucune demande de sa part lorsqu'Il était sur terre.....
Témoignages de sept rescapés des camps de la mort
Comment J’ai Trouvé la Joie Ineffable et Glorieuse
Ce récit est réellement ma vie... moi-même, lorsque je le relis , je pense que ce passé appartient à quelqu'un d'autre...Mais, il n'en est rien: cela m'est vraiment arrivé ! On pourrait penser que tout cela n'existe pas et, pourtant la magie , la sorcellerie n'existe pas que dans les pays Africains...en France, en Europe, cela est monnaie courante mais cela n'est pas pratiqué au grand jour ; ou alors on se garde bien de vous révéler ce que vous risquez !!!
Mon témoignage doit servir à ouvrir les yeux de certains sur les réalités du monde spirituel, et révéler que la curiosité pour certaines pratiques occultes, telles que les horoscopes, la consultation des cartes ou même la consultation de certaines médecines paralléles sont de terribles portes d'entrées pour les démons !
Pour comprendre ma vie, il faut savoir que je suis née avec une terrible malédiction sur mon berceau...Ce qui m'a poussé inconsciemment à faire des choses et à rencontrer des personnes qui m'amenaient de plus en plus dans l'occulte; choix bien sûr délibérés de ma part mais que je croyais innocents à l'époque, dans ma grande naïveté.
J'ai un frére ainé qui à 1 an 1/2, est devenu handycapé suite à des convulsions.Ma mére dés lors, en a déduit que si Dieu existait, il n'aurait pas permis cela.Mais comme sa mére l'avait élevé dans l'idolatrie et le catholicisme, pour lui faire plaisir, mon 2éme frére et moi même avons été inscrit au cathéchisme.
Mon pére, lors de ma grossesse, a eu un accident de travail et a été brulé au 3éme degré.Ma mére a donc manqué de me perdre avant ma naissance.Puis, comme sa mére lui avait préféré son frére, ma mére devait à son tour me rejeter et marquer sa préférence pour mes fréres...J'ai donc vécu mon enfance dans l'humiliation verbale et les coups de ceintures comme punitions.
Ce rejet complet m'a fait chercher pendant longtemps quelqu'un qui m'aimerait et, sans jamais être satisfaite avant ma rencontre avec notre seigneur Jésus christ ! Je me suis mise à chercher les réalités de ce monde, dans tout ce que je pouvais...Mon mal être me disait que je n'étais quand même pas née que pour souffrir !! Je voulais que l'on m'aime et savoir d'où je venais, que cachait ce monde ?! J'aurai voulu mourrir trés jeune mais je trouvais du réconfort auprés de mon grand-pére, qui chaque soir me racontait sa vie pendant la guerre et je l'admirai : c'était mon héros...Il voulait écrire un livre et je lui promis de lui retranscrire ses notes un jour ! Promesse de lui écrire son livre qui allait me perdre beaucoup plutard !!!
Trés jeune, j'ai réalisé que j'avais des prémonitions, des rêves sur l'avenir...Mais trés tôt aussi, j'ai vu le diable qui me poursuivait dans mes rêves, sans jamais m'attraper heureusement...Trés jeune, j'ai pris conscience que le bien et le mal existait ! Et quelque chose, au fond de moi, me disait que j'étais quelqu'un de différent, que ma vie allait être spéciale. J'ai fait aussi un rêve dans mon adolescence, où je me trouvais devant deux chemins, un chemin de ronces et un autre magnifique...une pure merveille...Je devais faire un choix: j'ai choisi les ronces. Au fond de moi, je sentais que l'on me tendait un piége, qu'il était trop beau, que ce devait être une illlusion !!
Vers l'âge de 14 ans, lors d'une colonie de vacances, juste pour montrer à mes amis que je n'étais pas une trouillarde, j'ai accepté de participer à une scéance de spiritisme. Le soit-disant esprit gentil nous indiqua un lieu où nous ne savions même pas que nous devions nous rendre le lendemain, une église...Il ajouta vous me verrai : je suis l'archange Gabriel...nous avons vu sa statue, le lendemain comme il nous l'avait indiqué ! A la fin de la scéance, j'avais même mis mon doigt dans une croix gluante ! j'avais la preuve que le monde spirituel existait et j'étais liée sans le savoir , de plus en plus...Satan m'amenait là où il le souhaitait!
A l'âge de 16 ans, je rencontrais un garçon qui aprés avoir tenté de se suicider une fois, avait des pouvoirs ! Il pouvait sortir de son corps; il parlait dans une langue inconnue lorsqu'il s'endormait subitement en pleine journée ! Une fois, il me dit " Tu mettras au monde un fils qui aura des épines autour de la tête...Satan préparait encore mon chemin ! Ce garçon se réveillait et prétendait avoir mal à l'endroit des stigmates de jésus sur la croix...
Pendant cette période,je voyais encore souvent le diable dans mes rêves et je ressentais souvent des odeurs d'encens en pleine journée ! Une nuit, je me suis réveillée à exactement 3h33 ( heure à laquelle, je me réveillais réguliérement les nuits depuis ce jour). Au bout de mon lit, se tenait un être de lumiére, que j'ai pris pour Marie (j'avais 16 ans), j'ai cru en ce que je voyais ! Cela me confortait encore plus sur le monde spirituel: il existait ! Mais j'ignorais à cette époque que Satan pouvait se déguiser en être de lumiére pour nous tromper !
Plutard, je rencontrais Jean-marc et je continuais à croire en mes rêves et prémonitions. Je m'entrainais à faire les cartes...et j'ai même consulté des magnétiseurs et des homéopathes pour des problêmes de santé, même pour nos enfants! Je savais quand une personne allait décéder à l'aide de mes rêves, et je préssentais plein de choses. Mon mariage n'a jamais été heureux: tout avait été fait pour que cela ne fonctionne pas, une visite chez un marabout croyant que cela allait arranger les choses...et je récupérais une malédiction de plus sur notre mariage. Mes relations sexuelles avec mon mari ne m'apportaient aucun plaisir...je croyais que c'était le traumatisme du souvenir de mon frére qui venait , lorsque j'étais adolescente de 14 ans environ, se masturber dans mon dos dans ma chambre...mais tout était fait pour que je vienne là où satan le voulait !
Fin Mars 2006, mon mariage allait de plus en plus mal...plus de discussion, plus de relations ...je n'avais qu'une envie quitter mon mari ; je ne supportais plus de ne pas recevoir d'amour. Mais pourtant je ne voulais pas que mes enfants en souffrent ! Je voulais alors laisser une chance à notre mariage, aussi je contactais un médium pour savoir si celui-ci allait voir une rupture !
Selon lui, je n'avais plus de sentiments pour mon mari mais ne me parla pas de divorce...Il insista trés vite sur le fait que j'avais de magnifiques dons de voyance et de médiumnité ; il me proposa donc de m'enseigner l'écriture automatique ! Il était en contact avec mon grand-pére et me cita le prénom de son grand ami de toujours. Cela me troubla, aussi j'avais trés envie de communiquer avec mon grand-pére! Je me mis chaque jour à essayer de rentrer en contact avec lui... qui soit disant me guidait la main et ainsi j'allais avec sa coopération écrire son livre !Et puis j'étais vraiment impressionnée par cette sensation qu'un être guide ma main...Je pouvais d'ailleurs communiquer par la suite avec qui je souhaitais !
Par la suite , je devins trés proche du médium, trop proche...Selon lui, l'élève allait dépasser le maitre! Je devais faire partie de son site de voyance et l'argent que nous devions récolter devait servir à sauver des enfants à travers le monde! Mes dons, en peu de temps, étaient spectaculaires. Je pouvais désormais contacter qui je souhaitais par écriture automatique, les flashs venaient tout seuls et je pouvais guérir par magnétisme ! aussi, mon grand-pére et ma grand-mére décédés m'indiquèrent que je devait mettre au monde un enfant avec cet homme et qu'il deviendrait un puissant médium afin de continuer notre oeuvre! Le fameux enfant avec les épines sur la tête!
En fait, cela m'a mise sous emprise totale des puissances des ténèbres...C'était le plan qui prenait sa forme finale! J'étais totalement possédée: j'aurai dû tout quitter, mon mari, les enfants, ma vie, pour suivre ce médium et travailler avec lui! Ce n'étais plus moi qui agissais, ni qui parlais, je n'étais plus maitre de mon corps , de mes pensées...Dans quelques moments de lucidité, je ne me reconnaissais pas moi-même: je savais que ce ne pouvait pas être moi qui faisais tout ça...J'aimais trop mes enfants, je ne pouvais pas les laisser et surtout, une chose qui avait échappé à satan, pendant toutes ces années: j'aimais Jésus depuis toute petite et je ne voulais faire de mal à personne!
Notre Seigneur le savait ; aussi en Août 2006, il m'a envoyé jean-marc avec un texte sur la réalité du monde occulte...Ma vie ne tenait plus qu'à un fil, et dans son infinie bonté, Jésus Christ est venu me chercher et j'ai compris! Les êtres, que je contactais, n'étaient pas ceux que je croyais...ils ne voulaient que ma mort !!! Tout contact, de notre propre volonté, avec le monde spirituel est en fait une porte d'entrée vers les démons! Le seigneur m'a révélé mes abominations et combien j'avais été trompé sur la vérité: je n'avais pas la connaissance de sa parole !!! Pas à pas, le seigneur Jésus Christ m'a montré par des visions et des rêves: les démons qui m'entouraient... Le soir même, de ma décision de tout arrêter, mon mari et moi avons entendu dans notre maison le cri à l'agonie d'un Bébé démoniaque! un cri indescriptible...et bien réel ! Ma délivrance ne faisait que commencer...
Je n'avais jamais ressenti un tel Amour...! Le St Esprit nous conduisit vers les enseignements de Michelle d'Astier de la Vigerie sur internet et il nous conseilla de nous rendre en Novembre 2006, à l'un de ses séminaires à Paris.
J'avoue avoir été encore septique sur certains aspects du monde occulte avant de m'y rendre mais ce que j'ai vécu là-bas... le seigneur me l'a fait connaitre afin que je puisse vous le témoigner ...aujourd'hui, je suis sure que cela est réel! Le St Esprit m'a révélé que j'étais la 4éme génération et que c'était à moi, de briser la malédiction sur ma famille! Mon arriére grand-mère avait fait un pacte avec satan, par lequel, elle faisait don de ma vie...Je devais arriver de plus en plus dans l'occulte, afin de donner naissance à un fils satanique. Elle avait vendu son arriére petite fille pour s'approprier plus de pouvoirs magiques et en échange, je donnais naissance à ce fils qui se débarrassait de moi en me laissant un cancer de l'utérus. Le Seigneur m'a apporté pas à pas les preuves de cette machination diabolique !!!
Lors du séminaire de Michelle à Paris, le St Esprit m'a libéré de l'esprit de mon arriére grand-mère qui était en moi depuis ma naissance...Cinq, six personnes au moins me tenaient, mais la force qui était à l'intérieur de moi arrivait à soulever un homme rien qu'avec une de mes jambes! C'était effrayant de découvrir cette réalité ; j'étais dans un coin de mon esprit, et je ne contrôlais plus rien: je l'entendais parler à travers ma bouche avec sa propre voix, une voix démoniaque qui vociférait des insanités et des insultes...Elle disait que je lui appartenais et qu'elle me tuerait, ainsi que mon mari...elle injuriait les frères et soeurs présents et s'en prenait surtout à Michelle ! J'ai été libéré pendant ce séminaire, puis dans les mois qui ont suivi, de beaucoup d'autres démons trés puissants: de mort, d'amertume, d'hypnose, d'accupuncture...ect la liste serait trop grande et surtout jai été guéri !
Le Seigneur savait que la faille dans leur plan était ma décision, et il savait combien je l'aimais, et croyait en son Amour! Et je sais que je lui doit tout et combien, il a souffert sur la croix pour mes péchés! Mais son amour est au dessus de tout, et il est prêt à tout nous pardonner si nous voulons le suivre!
Gloire à toi Jésus Christ! Gloire à toi mon Papa adoré! Je sais qu'il existe encore des épreuves et des combats que je dois affronter, mais je sais que tant que je reste à tes côtés: je ne risque rien ! Merci pour tout ce que tu as fait pour moi...Aujourd'hui, je suis heureuse avec mon mari et mon amour pour lui n'a jamais été aussi fort. Nous nous aimons plus que lorsque nous nous sommes rencontrés...
Je sais que certains diront que c'est mon imagination ou que je suis folle ...Mais ils se trompent, ce par quoi je suis passée est pour le témoignage de ton oeuvre ! Et aujourd'hui, tu vas faire de ma vie un plan merveilleux à ta Gloire et tu m'as fait découvrir le véritable Amour !
AMEN! ALLELOUIA!
Bonjour,
En cette année 2006, je sais que ma femme est en relation avec un médium depuis plusieurs semaines.
Médium qu'elle a contacté sur un site internet comme il en existe des centaines.
Notre couple va trés mal,il n'y a plus aucune communication.
Comme beaucoup d'entreux nous dés que nous sommes en mal d'être,notre premier réflexe est de consulter horoscopes voyants et autres sciences occultes et divinatoires pour nous rassurer sur notre avenir.
Cécile est en relation avec ce médium qui trés vite perçoit en elle des dons de médiumnité.
En ce mercredi,je lui demande des explications sur sa relation exacte avec ce médium.Elle me répond sans ambiguïté qu'elle s'est liée de sympathie pour lui,que ce n'est que de l'amitié et pour me rassurer qu'il pourrait être son père.mais qu'il aide à se sortir de ses souffrances de son enfance.
Dans la nuit je dors assez mal et le lendemain je tombe par "hasard" sur une pochette rouge dans le tiroir de la salle à manger.J'ouvre cette pochette et là j'y trouve des pages d'écriture à peine lisible.J'apprendrai plus tard que ces pages sont de l'écriture automatique.(êtres chers décédés qui vous dictent et vous guident).
A la première lecture de ces pages je découvre l'horreur, des phrases d'une cruauté indescriptible.
D'aprés ce medium ce sont le grand père paternel et la grand mère maternelle de Cécile.
Une de ces phrases" tu n'aimes plus ton mari,ta vie est ailleurs, ton avenir est avec ce médium,tu devras abandonner tes deux enfants,tu devra l'accepter,tu auras un autre enfant avec ce médium ce qui t'aideras a oublier les tiens " !!!
Comment des grands parents qui prétendent vous aimer peuvent-ils vous demander d'abandonner vos enfants !!!
Je vous laisse imaginer dans quel état je suis lorsque Cécile rentre de son travail.
Elle me suit dans notre chambre et m'avoue ne plus m'aimer et avoir des sentiments pour ce médium.
Je lui montre ces pages d'écriture mais je vois trés vite qu'elle ne mesure pas la gravité de la situation.Elle me dit que je ne peut pas comprendre car je n'y crois pas.
Les jours passent et je sais que Cécile est toujours en contact avec ce médium.La veille de la fête des mères je veux l'inviter au restaurant, je l'appelle de mon travail, elle est en ligne, je rappellerais plus de cinq fois dans l'aprés midi et elle sera toujours en ligne.
Début juin, je lui supplie de me laisser une deuxième chance , je veux changer parce que je l'aime.
Elle me jure sur la tête de nos enfants qu'elle me donne cette seconde chance.
La trève fût de courte durée en visitant son site internet, je découvre qu'elle a ouvert une messagerie sur la poste: messagerie dont je n'ai accès car verrouillée par un mot de passe.
Une nouvelle fois, le " hasard " vient à mon secours et me donne ce fameux mot de passe.Cécile au début avoue ne plus m'aimer, lui dit l'aimer comme un père, mais trés vite il lui avoue son amour.Elle ne dit pas comprendre ce qu'il lui arrive qu'elle puisse aimer un homme dont elle ne sait rien de lui et qu'elle n'a jamais vu.
Je suis bien sûr au courant de leurs courriers réciproques et pourtant je dois garder le secret.Ses messages à lui se font de plus en plus précis sur ses intentions.Il veut un enfant d'elle.Il lui répète inlassablement qu'elle doit faire confiance à ses grands parents.Elle lui répond de lui laisser le temps de préparer ses enfants à cette séparation.
Imaginé dans quel état je suis, je n'en parle à personne, ni à ma famille, ni à la sienne, ni aux enfants.
Je sais que je dois souffrir seul.
Dans un de ces messages, il lui dit qu'il faut qu'ils se rencontrent.
Pendant cette période, j'ai toujours continuer à dialoguer avec Cécile sur notre vie, notre devenir.Elle m'a appris des choses sur elle qu'elle m'avait caché depuis plus de dix huit ans que nous sommes ensemble.Elle m'avoue qu'ils vont se rencontrer pour un repas au restaurant.Inutile de vous dire que cette soirée, fût une soirée que je ne souhaite à personne de vivre.
Nos vacances sont prévues avec les enfants pour le quinze juillet.
Je l'aime comme je ne pouvais l'imaginer, d'un amour indescriptible tellement il est fort.Je me dit que je suis fou d'aimer à ce point une femme qui n'a plus aucun sentiment pour moi.
Malgré mes craintes, nous partons en vacances tous les quatre.Pendant ces quinze jours, elle continuera d'être en contact avec son portable tous les matins.Je me rend compte que c'est une cause désespérée.Mais je sens qu'on me donne la force de ne pas tout envoyé promener.J'ai perdu douze kilos en un mois et demi.Je vous passe les commentaires de la famille, des amis, et à mon travail, car personne n'est au courant de ce que je vis.
Début août, retour de vacances, nouveau message, il veut la revoir.Je sais qu'elle le veut aussi.Que faire? la mettre dehors, j'ai longtemps hésité, je décide d'appeller ce médium, il me rassure, et il me dit qu'il n'est pas amoureux de Cécile, mais que si je continue à m'accrocher Cécile se suicidera.
Naif, je viens à me demander si ce n'est pas moi qui ai monté toute cette histoire.
Le matin de leur rencontre, je décide d'appeller la femme de ce médium pour l'avertir de ce rendez vous.Au début, elle me rassure et me dit que les personnes qui contactent son mari sont souvent trés liés d'un amour fraternel.Lui me rappelle et me prévient que si je casse son couple, il me le fera payer trés cher !!! IL me dit que Cécile va me quitter quoique je fasse, que c'est écrit.La grosse erreur qu'il commet c'est qu'il m'avoue ne pas aimer Cécile, je sais à ce moment que si elle nous quitte, elle sera malheureuse pour le restant de ses jours.
Le lendemain de leur rencontre je suis à bout.Je décide de la mettre dehors.Je n'en peux plus il faut que cela cesse.Je vais voir mon patron pour qu'il me donne quelques jours pour régler notre séparation.Je lui raconte brièvement ma situation, lui me conseille de réfléchir que je regretterai toute ma vie mon acte.J'ai l'impression que ce n'est pas lui qui me parle.
Je l'écoute je sais que je vais encore souffrir.Dans les jours qui suivent, je suis trés mal et je pense me suicider, mais le fait d'abandonner mes deux enfants me sauve in extremis.
En ce samedi du mois d'août, je tombe sur un site internet expliquant les dangers du spiritisme et de toutes les sciences occultes.Les esprits soit disant amis, ne sont que duperies et mensonges, ceux sont en réalité des esprits démoniaques qui se font passer pour vos parents décédés.Le choc !!!
J'imprime les documents et je les montre à Cécile.Aucune réaction.Le soir même, cette fois-ci c'est décidé où, elle rompt tout contact avec ce médium où, elle fait ses valises.
Nul ne peut imaginer à quel point c'est une torture et une déchirure indescriptible de demander à l'être que vous aimer le plus de vous quitter.
Bien sur, je doutais des fois me disant que je n'étais qu'un égoiste ne pensant qu'à mon bonheur personnel.Pourtant au fond de moi même, je savais que je devais continué à me battre.
En cette nuit du mois d'août, où pour la première fois un doute envahit son esprit, à l'instant même où elle m'avouait ne plus savoir où était la vérité, on entendit dans la maison un cri indescriptible et inhumain, un cri qui vous glace le sang de la tête au pied.
Elle finit par m'avouer sa trahison, mais dans la plus grande sincèrité, je lui dit " je te pardonne".
Je ne me reconnaissais plus.
Je me demande si je peux encore descendre plus bas, je pense sincèrement avoir touché le fond.Pourtant dans ma tête, on me dit "patience, tu as pardonné mais ta cicatrice est encore profonde, tu pourras bientôt la rendre enfin heureuse !!! "
En surfant au " hasard " sur internet, je tombe sur un site qui s'appelle le témoignage de Michelle d'Astier.Mais l'intéret de ce site ne me saute pas aux yeux et pourtant !!!
Un dimanche d'octobre alors que je sens chez Cécile une telle haine envers moi.Je me tourne vers Dieu et lui demande si il existe vraiment, de venir me chercher je n'en peux plus... c'est au dessus de mes forces.
Et là stuppeur une voix chaude, venant de l'intérieur me dit " je T'AIME ".Je vais te le dire ce matin même par la voix de ta femme.
Comment Cécile pouvait-elle me dire " je t'aime", elle qui me haissait et qui ne me l'avait plus dit depuis tant d'années.C'était IMPOSSILE.
Et pourtant, il est environ dix heures, je vais sur la terrasse, peu de temps aprés, Cécile me rejoint et à ma trés grande stupéfaction, elle me prend dans ses bras et me dit dans le creux de l'oreille " JE T'AIME ".
Inutile de vous dire qu'immédiatement, j'ai fondu en larmes, elle ne comprenant pas exactement ce qui venait de se passer.
A partir de ce jour je savais que le Seigneur était entré dans notre vie et que désormais jamais je ne lui lacherai la main....
Pourquoi tant de souffrances ! Le Seigneur m'a montré que toutes les fois où nous péchons, nous laissons entrer le diable dans notre vie.Chaque péché est une porte ouverte, un droit légal donné à Satan.Cécile était pieds et poings liés dans le monde des ténèbres.Elle avait été donné avant sa naisssance par le pacte de son ancètre avec Satan.Cet esprit humain dirigé sa vie et influencé son comportement .Tout celà me paraissait inimaginable, mais le Seigneur m'a montré que Cécile n'était pas un cas isolé...loin de là.
Nous avons acheté une bible et rapidement nous nous sommes aperçus que tous nos actes et pensées étaient loin d'être en phase avec la volonté de Dieu.Le Seigneur dans sa grande bonté nous a remémoré tous nos manquements graves mais aussi les plus petits à sa parole.Nous sommes Cécile et moi passés par une grande repentance dans des larmes indescriptibles et nous lui avons demandé de nous pardonner de tout notre coeur pour tous nos péchés.
Aprés cette repentance le Seigneur m'a délivré de plusieurs esprits,de colère, de rancoeur et de peur.Peu de temps aprés il m'a délivré de l'esprit de tabac.
Pour Cécile le Seigneur m'a fait comprendre qu'elle aurait besoin de délivrance par des frères et soeurs en Christ, d'expérience.C'est la raison pour laquelle nous sommes allés au séminaire de délivrance de Michèlle D'Astier en novembre 2006.
Dieu m'a fait comprendre que c'est dans le brisement complet que j'ai crié à lui, avec un coeur déchiré en mille morceaux que j'ai daigné reconnaitre pour la première fois de ma vie, que seul ou même avec l'aide d'autres personnes je ne pouvais m'en sortir.Si intelligent que nous croyons être, nous ne pourrons jamais agir sur notre destin, le malheur peut nous frapper du jour au lendemain.
Je remerçie Dieu d'avoir laissé venir cette épreuve afin de réaliser que sans lui, la vie n'a aucun sens, ni aucune raison d'être.Dieu ne nous a pas crée comme des robots, mais nous sommes libres, libres de l'accepter ou de le rejeter.D'accepter de croire qu'il a donné la vie de son fils unique Jésus-Christ pour que nous puissions être sauvés.
Seul un coeur repentant, plein de dégout et d'horreur pour le péché peut permettre à Dieu de nous pardonner, de nous délivrer.
Deux choses avant de vous raconter notre séminaire.
Quand le malheur frappe notre foyer, notre premier réflexe est de rendre Dieu responsable de tout ce qui nous arrive.Oh Dieu pourquoi ?
En lisant les saintes écritures vous vous apercevrez trés vite qu'il y a bien longtemps que vous avez bafoués et désobéis aux commandements et lois que Dieu a établit, et qu'il vous a prévenu des conséquences d'une telle désobéissance.
La deuxième chose, dés qu'une personne perd un proche, famille ou ami, sa première réaction même si elle est athée est de vous dire que son âme est au ciel avec les anges.Oui toute notre vie nous renions Dieu, mais à notre mort nous pensons naïvement que nous irons avec les anges de Dieu.
Si vous pensez cela aujourd'hui, je peux vous dire que vous êtes malheuresement dans l'erreur, votre destin au jour du jugement dernier sera tout autre.
Je vous imagine vous qui êtes devant votre écran d'ordinateur et qui n'êtes pas nés de nouveau avec un petit sourire ironique bien légitime car encore bien incrédule.
Alors posé vous simplement la question,par quel hasard vous êtes arrivés sur ce blog ?
Je vous le dit, cherchez la face de Dieu de tout votre coeur, perséverez...pendant qu'il est encore temps, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas.
Méditez ce verset de la bible
"mon peuple est détruit parce qu' il lui manque la connaissance"Osée 4:6
Naivement nous pensions que le meilleur endroit pour rencontrer Dieu ne pouvait-être que dans une église.Mais dés que je pénétrais dans ce lieu , je me sentais trés mal à l'aise, c'était pour moi, incompréhensible.Sans vouloir vexer le Seigneur, je lui révélais mon mal-être, je ne comprenais pas pourquoi l'église était si froide, si sombre et surtout si triste et sans vie.
Dieu, dans sa trés grande bonté, nous a trés vite éclairé, Dieu ne se trouve dans aucune église ni chapelle ni tout autre lieu quelqu'il soit. Dieu est présent partout et il nous a surtout révélé que toutes les religions n'avaient pour seul projet que de nous éloigner de lui.L'église catholique entre autre, bafoue ouvertement et sans scrupule les deux premiers commandements.
Tu n`auras point d`autres dieux devant ma face.
Tu ne te feras point d`image taillée, ni aucune ressemblance des choses qui sont là-haut dans les cieux, ni ici-bas sur la terre, ni dans les eaux sous la terre;
Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car je suis l`Éternel ton Dieu, un Dieu jaloux, qui punis l`iniquité des pères sur les enfants, jusqu`à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent, Et qui fais miséricorde jusqu`à mille générations à ceux qui m`aiment et qui gardent mes commandements.
Voilà pour nous c'était clair, nous avions une fois de plus frappé à la mauvaise porte.
Quelques jours plutard, le Seigneur nous montrera, que nous avions aussi acheté une bible d'origine catholique.(la bible de Jérusalem) Décidement !!!
Effectivement nous pensions à tord que toutes les bibles se ressemblaient et quelles étaient toutes fidèles au texte d'origine.Mais là encore, je crois que Dieu nous réserve encore quelques " surprises ".
Le Seigneur nous a également demandé de nous délié de notre baptème catholique,ce que nous avons fait.En effet l'acceptation de Dieu dans votre vie ne peut se faire que de votre plein gré, et donc seul le baptème d'un adulte est reconnu aux yeux de Dieu.Votre baptème tout bébé n'a qu'un seul et unique but c'est de vous lier avec la reine du ciel.
Par la suite le Seigneur nous a montré que nous devions purifiés notre maison de tout objet occulte ou qui sert de porte d'entrée aux esprits impurs.Ce nettoyage spirituel est trés important et malheureusement trop souvent négligé par beaucoup de jeunes convertis.
Nous avons donc brulés le plus souvent et jetés tous les objets que le Seigneur nous a montré. Je dois vous avouer que nous avons étaient stupéfaits du nombre considérable d'objets occultes que nous possédions.(livres,horoscopes,films,disques cd,jouets pour enfants,bijoux,vases,vaisselle héritée de vos parents ...) de toute façon demandez au Seigneur de vous éclairer, car seul c'est impossible, car beaucoup ne sont pas visibles donc bien souvent introuvables sans l'aide du Saint Esprit.
Régulièrement pendant les nuits avant notre départ pour le séminaire de Michèlle d'Astier à Paris, le Seigneur me réveillait pour prier pour Cécile.Parfois il me demandait même de la réveiller, ce que je faisais immédiatement même si au début j'avais un peu peur de sa réaction.Mais heureusement que j'agissais comme Dieu le voulait car Cécile faisait des sorties en esprit.Son corps était présent,mais son esprit était transporté et voyageait contre sa volonté.J'ai compris à l'époque que les attaques du monde spirituel sont beaucoup plus intenses la nuit.C'est pourquoi le Seigneur nous demandait de nous protéger par une muraille de feu avant de nous endormir.
Novembre 2006,Le Seigneur s'est occupé de tout pour l'organisation de notre départ et pour que le séminaire se déroule le mieux possible.
Les parents de Cécile sont venus garder nos deux enfants avec la plus grande joie,et financièrement nous n'avons manqué de rien.
Nous sommes donc allés à Paris, je savais que Dieu allait libérer Cécile mais aussi qu'il allait me montrer les réalités du monde spirituel, moi qui était encore parfois septique et incrédule, car trés matérialiste.
Le séminaire s'est déroulé dans une église réformée, nous étions à peu prés une centaine de personnes, de tout âge et de toute nationalité, je dois dire que les visages étaient fermés et pour la plupart dans une trés grande détresse.
Mais toutes étaient venues dans le même espoir: que Dieu les délivre des esprits démoniaques et les libère des malédictions ancestrales.
Et je peux vous dire que j'en ai vu de grandes délivrances et des visages transformés en éclat de lumière, mais ce que je n'oublierai jamais,c'est lorsque vous voyez et entendez votre femme parler ou plutot hurler avec une voix qui n'est pas la sienne...Je sais c'est inimaginable et pourtant, ce que nous vivions était bien réel.Cette voix qui insultait et qui proférait des insanités aux personnes qui priaient pour la délivrance de l'esprit humain.Ils étaient six et pourtant ils avaient bien du mal à la tenir...Ceux sont des images qui resteront gravées à vie dans ma mémoire.
Ces séminaires de délivrance sont des étapes indispensables aprés la conversion, mais ce que Seigneur veut surtout, c'est former des frères et soeurs dans l'enseignement de la délivrance.Car tout chrétien a une réelle autorité et tout pouvoir sur les esprits impurs et méchants dans les lieux célestes.Le plus souvent ils l'ignorent ou ils pensent que cette autorité n'est réservé qu'aux pasteurs !!!
La fin du séminaire approchant, nous étions tristes de quitter nos fréres et soeurs en Christ, car jamais dans ma vie , je n'avais ressenti un tel amour, une telle compassion entre les hommes.
Le jour de notre départ, le Seigneur a guéri Cécile d'une tumeur cancéreuse, Dieu est un Dieu qui guérit, hier aujourd'hui et éternellement.Je sais tout celà dépasse l'entendement et peut paraitre fou à celui qui ne le connait pas , Mais moi je vous le dit :
" A DIEU RIEN N'EST IMPOSSIBLE "
Nous appréhendions notre retour à la maison, la peur que Dieu ne nous accompagne pas, car je peux vous dire que sentir sa présence dans tout votre corps est quelque chose d'indescriptible mais tellement réconfortant.La peur s'est bien vite dissipée et je vous avoue encore aujourd'hui, DIEU est bien présent dans notre vie de tout les jours.
De retour dans notre foyer nous étions bien évidement ravis de retrouver nos deux enfants chéris, car c'était la première fois que nous partions sans eux mais c'était pour une bonne cause.
Les parents de Cécile ne nous ont demandé aucune explication.Mais j'ai parlé à son papa de ce que nous avions vécus à Paris, sans entrer dans les détails car j'ai tout de suite saisi qu'il me regardait avec un air étrange.Lui qui a rejeté Dieu depuis qu'il a un fils handicapé.Neanmoins il a respecté notre choix, même si quelques jours plus tard, ils ont téléphonné à Cécile lui demandant de ne pas entrainer leurs petits enfants dans une secte.Leur crainte était légitime car partagée par toutes les personnes à qui nous avions fait part de notre merveilleuse expérience avec le Seigneur . Malheureusement aujourd'hui dés que vous parlez de Dieu, vous faites obligatoirement partie d'une secte ou vous êtes tout simplement risibles .Voilà les effets pervers de toutes les religions quelqu'elles soient.
Quelques jours plus tard, mon frère me téléphona pour m'annoncer que notre mère avait été transporté d'urgence à l'hopital pour une déshydratation aiguë.J'appelai donc l'hopital, en effet ma mère habite à plus de six cent kilomètres de chez nous.L'infirmière se montra trés réservée et me fit comprendre qu'a 81 ans....
Je criai à Dieu de laisser vivre ma maman afin de lui faire part de vive voix de notre merveilleuse rencontre avec lui.Une paix soudaine s'empara de moi, et j'étais certain que Dieu avait entendu mon appel.
En effet le lendemain son état s'était stabilisé et trois jours aprés elle m'appela de chez elle, les médecins n'avaient rien décélé et étaient stupéfaits de sa soudaine récupération.
Nous avons priés pour toi maman pour ta guérison et là rien, pas un merci Seigneur et pourtant ma mère est croyante !
Je demandais à Dieu de la pardonner et qu'ils nous seraient plus facile de lui témoigner son l'amour lorsque nous irions lui rendre visite au mois d'avril .
Pendant ce temps, nos frères et soeurs respectifs, s'inquiétèrent de notre brutal changement de vie que Dieu avait opéré en nous.Sans aucune animosité, nous les avons rassurés et remerciés, mais nous leur avons fait part de notre étonnement qu'aucun d'entre eux, ne s'étaient préocupés de nous lorsque nous allions Cécile et moi trés mal !!!
La semaine de vacances au mois d'avril 2007 passée avec Cécile et les enfants chez ma maman fût merveilleuse.Avec Cécile tout allait de mieux en mieux, et nos deux enfants nous témoignaient une réelle joie de vivre.Merci Seigneur.
Aussi étrange que celà puisse paraitre, que se soit dans notre famille ou dans nos amis, tous savent ce que nous avons vécus et tous voient ce que Dieu à changé dans notre vie, mais personne ne nous pose la moindre question sur notre relation avec le Seigneur.Le sujet semble tabou !
Même avec ma maman, il est trés difficile, voir impossible d'aborder le sujet, pourtant pendant cette semaine passée chez elle, elle nous a vu lire régulièrement la bible et parler de Dieu trés librement avec nos enfants.Alors je demandai au Seigneur de nous aider.Le soir même, elle nous racontas son séjour passé à l'hopital, où elle crut vivre ses derniers instants.Elle nous avoua avoir préssentie une présence maléfique et vu d'horribles créatures monstrueuses (ceux sont ses termes exactes) sur son lit d'hopital tout en étant éveillée !
Mon sang me glaça de la tête au pied.Je lui expliquai que ce qu'elle a vu était bien réel et faisait partie du monde spirituel et que normalement, il ne nous était pas permis de le voir.
Je lui dit qu'il était temps pour elle de reconnaitre que Jésus-christ est Seigneur et son Sauveur, et de demander pardon à Dieu pour ses péchés, et pour ses avortements fait délibérément il y a plusieurs années.
Elle refusa d'admettre que ce qu'elle avait fait était mal aux yeux de Dieu !
Comment aprés avoir su ce qu'ils nous étaient arrivés dans les moindres détails et vu ce qu'elle a vu, pouvait-elle encore refuser la main tendue par Dieu ?
C'est incompréhensible.
Comment l'homme peut-il endurcir son coeur à ce point ?
Celà est-il vraiment difficile de reconnaître, que nous nous sommes trompés, Que nous sommes trop orgueilleux pour l'admettre, est-il si difficile de plier le genou pour demander pardon à Dieu pour le mal que l'on a fait ?
Et pourtant Dieu a donné son fils pour que nous puissions être pardonnés et sauvés.
Comment pouvons encore nous lui refuser sa main tendue.
Réfléchissez, qu'elle sera votre destinée aprés votre mort ?
Pour ma maman, je prie pour qu'elle accepte Jésus dans son coeur, elle va passer plusieurs semaines chez mon frère qui habite lui à quelques kilomêtres de chez nous.
Elle vient aussi et surtout pour voir son petit fils Samuel qui va naitre en mai 2008, et oui notre petite famille s'agrandit par la gràce de Dieu.
Encore Merci Seigneur pour ce magnifique cadeau.
Voilà bébé est là, un pur bonheur.
Tout va bien mais c'est fou comme les jours et les nuits sont beaucoup plus courtes désormais.
Oh Seigneur merci encore pour ce manifique bébé dont tu nous a fait grâce.
En ce qui concerne l'actualité, rien de bien réjouissant.
Le plan du nouvel ordre mondial se met en place.
L'économie mondiale s'enfonçant inexorablement dans une crise sans précédent.
La hausse démesurée du prix des matières premières affamant des populations déjà en trés grande détresse et celà dans l'indifférence quasi générale.
La guerre programmée entre Israël et l'Iran semble désormais toute proche avec les conséquences que l'on devine.
L'aveuglement et la manipulation des foules s'amplifiant entraînant l'apostasie générale.
Nous nous savons en qui nous croyons, et notre seule espérance est en toi Seigneur Jésus-Christ.
Béni soit l'homme qui se confie en l'Eternel et dont l'Eternel est l'espérance (Jr 17.7).
Celui qui demeure sous l'abri du Très-Haut repose à l'ombre du Tout-Puissant (Jb 42.1).
Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse (Ps 46.2).
Que Dieu vous guide et vous bénisse.
je regardais mon bébé, me demandant si elle serait toujours en vie demain matin."
La soirée démarrait dans une atmosphère de grande excitation. Je ne sais pas si cela venait de l'électricité dans l'air à cause de l'orage qui approchait ou si cela venait de l'énergie que j'éprouvais à être invitée à diner par les amis rencontrés récemment dans le cul-de-sac où nous venions d'emménager. C'était une communauté fantastique. Nous allions découvrir et apprécier notre voisinage, qui avait plein d'enfants du même âge que les nôtres, Catherine 3 ans et Samuel un an. C'était une bénédiction inattendue que d'avoir des relations avec nos nouveaux voisins, de même que les évènements qui suivirent rapidement.
Cette soirée-là avait une signification particulièrement importante pour moi. Car les femmes du voisinage m'avait demandé de me joindre à elles pour organiser le barbecue annuel du quartier. C'était l'occasion de nous retrouver autour d'une table de restaurant. J'étais ravie! La soirée s'approchait et j'en étais toute excitée. Comme j'étais mère au foyer, je n'en pouvais plus d'attendre! De la voiture qui nous emmenait, nous firent au revoir de la main à nos familles en ignorant les pleurs qui nous suppliaient de rester... principalement de la part de nos maris. Cette soirée s'avéra être une bonne partie de moqueries aux dépends de la maternité et du mariage ainsi qu'une orgie de gâteau au chocolat. Après tout, nous avions pris deux ou trois minutes d'intense organisation pour le barbecue!
A la fin, nous nous avons couru vers les voitures avec des éclats de rire et des cris perçants à cause de l'averse d'été qui commençait. Je me faufilais au volant avec un estomac plein et un coeur comblé. Quelle bonne soirée!
Au fur et à mesure que nous arrivions dans le cul-de-sac, j'ai déposé tout le monde. J'ai tourné dans mon allée et j'ai aperçu deux personnes debout dans l'embrasure de la porte de ma maison. Je ne pouvais pas voir qui c'était parce que la nuit obscurcissait leur visages et que la lumière était derrière eux. En m'approchant, j'ai reconnu deux autres voisines. J'ai immédiatement pensé: "Quelle bande de curieuses! Elles sont vraiment impatientes de savoir comment le barbecue est organisé!"
Je leur ai crié un bonjour amical et ajouté qu'elles nous avaient manqué à la soirée.
Un retour à la maison plein de gravité
Elle paraissaient bien sérieuses et n'ont même pas répondu à mes salutations. Au contraire, l'une des deux, Brenda, m'interrompit et me dit: "Patti, il y a eu un accident."
"Un accident?" pensais-je. "Ça ne peut pas être bien sérieux, je n'ai été absente que quelques heures."
Brenda avait l'air affolé. Elle prit une respiration profonde et dit : "C'est Catherine. Elle a fait une horrible chute et... euh, on ne sait pas trop..."
"Brenda, qu'est-ce que vous voulez dire?" ai-je demandé pendant que des millions d'idées se précipitaient dans ma tête en pensant à ma petite fille de trois ans. "Dites moi, qu'est-ce que vous voulez dire par "on ne sait pas trop"? Quelle sorte de chute?"
Brenda a essayé de me répondre, mais je ne comprenais rien. Je la regardais parler, mais je ne pouvais pas bien entendre. A la fin, je l'ai entendu dire quelque chose à propos de David qui avait besoin de vêtements de rechange.
Je l'ai regardé stupidement. "Pourquoi?"
Elle a dit doucement, "Patti, c'est très sérieux. Il y avait beaucoup de sang. David l'a emmenée à l'urgence."
Sur le chemin de l'hôpital
J'ai commencé à avoir du mal à respirer et à perdre la tête. Il fallait que j'aille à l'hôpital... TOUT DE SUITE! J'ai courru comme une folle ouvrir l'armoire, mais je restais là, pétrifiée, à regarder les vêtements de David. Je n'arrivais pas à me concentrer. Brenda m'a rejointe et m'a offerte son aide. Ensuite, j'ai appelé une de mes meilleures amies pour lui demander de venir garder Sam pendant mon absence. Mon amie a pris les choses en main et m'a aidée à organiser sa garde pour les deux/trois prochains jours. Il m'a semblé que toute cette organisation prenait une éternité à se faire.
A la fin, je me suis assise en tremblant au volant de ma voiture et je suis partie complètement paniquée pour l'hôpital. Dès mon arrivée, une infirmière, qui avait assurément un cœur de mère, m'a acceuillie et m'a souri chaleureusement, puis sans un mot, elle a pris mon bras et m'a guidée à travers la salle d'attente jusqu'à David.
Une vision effrayante
Il ne me voyait pas approcher et ça me brisait le cœur de le voir debout tout seul dans le couloir. Il était couvert de sang et de vomi. Son visage était lugubre et d'un blanc terreux. Quand j'ai croisé son regard, j'ai pu voir toute l'horreur et la culpabilité qui l'accablaient et qui allaient le tourmenter avec d'horribles cauchemars tout au long des semaines suivantes. Il m'enlaça et me tint enlacée un long moment avant de me prendre par la main et de m'entraîner vers la chambre de Catherine. Il s'arrêta juste avant d'entrer et m'a dit que l'interne de garde et le neurologue étaient avec elle et que je devais être courageuse. J'étais folle de peur. Je ne savais toujours pas ce qui était arrivé. La seule chose que je savais, c'étais que j'avais besoin de la voir.
Au moment où j'entrais, la pièce bourdonnait d'activités. Il y avait des infirmières et des médecins partout. J'ai presque eu peur d'entrer pour ne pas déranger.
Puis j'ai regardé le visage de ma petite Catherine et j'en ai eu le cœur brisé. Elle était complètement défigurée et méconnaissable. C'était ma parfaite petite fille qui était là, la petite fille pour laquelle j'avais tant prié au cours d'années d'infertilité. Nous lui avions même donné comme second prénom Janai, la traduction en hébreux de "Dieu exauce les prières". Les infirmières me virent entrer. Plusieurs d'entre elles terminèrent leurs tâches et s'écartèrent pour que je puisse l'approcher.
David raconte la chute
Pendant que nous caressions les cheveux de Catherine, David m'a raconté lentement et calmement ce qui était arrivé.
Au cours de la soirée, les enfants avaient eu l'autorisation de rester debout plus longtemps que d'habitude. C'était le genre de David. Ils s'étaient taquinés, avaient lu des histoires et s'étaient calinés en regardant un peu de basketball. Après avoir mis Sam au lit, David et Catherine s'étaient assis sur le canapé pour regarder l'orage agiter les feuilles dans le jardin. Les fenêtres étaient grandes ouvertes pour faire un courrant d'air et rafraîchir ainsi la maison. Ils ont regardé à travers la fenêtre pendant un certain temps, puis David se leva pour aller lui chercher à boire avant d'aller au lit.
En entrant dans la cuisine, il a entendu un son bizarre venant de derrière lui. Un click. Il a tourné la tête rapidement et, à son horreur, a vu Catherine à cheval sur le dossier du canapé et appuyée contre la moustiquaire.
Au moment où il l'a regardée, il a vu qu'elle allait tomber. Il s'est précipité vers elle - le bout de ses doigts ont juste touché l'extrèmité de ses talons - et elle avait disparu.
Quelques secondes plus tard, il entendit l'horrible bruit de l'impact sur le trottoir en ciment, 6 mètres plus bas.
Il était convaincu qu'elle s'était tuée.
Il n'a pas regardé à travers la fenêtre. Il s'est remit sur pieds, a avalé la bile qui remontait dans sa gorge et s'est précipité sur le téléphone. Il laissa un message embrouillé au Secours d'Urgence et courru en bas vers Catherine. Dès qu'il la vit du coin de la maison, il a vu qu'elle se redressait et essayait de se mettre debout. Il regarda son visage, mais elle était méconnaissable. Il y avait du sang partout.
David la prit dans ses bras et courru vers le devant de la maison. Nos voisins, Graham et Brenda, étaient juste en train de rentrer chez eux. David essaya de crier, mais les sons lui restèrent dans la gorge. Ils le virent approcher en courrant avec un enfant sérieusement blessé. Brenda resta avec Sam pendant que Graham emmenait David et Catherine le plus vite possible à l'hôpital. Pendant tout le trajet, David parlait sans cesse à Catherine. Elle se débattais pour dire, "Pardon, papa, j'ai poussé la fenêtre."
Il l'embrassait et la tenait aussi serrée que possible, comme s'il pouvait lui resouder toute la tête ensemble. L'équipe des docteurs et infirmières les attendaient à la porte des urgences.
L'ampleur des blessures de Catherine
Pendant que nous étions assis au bord de son lit, le docteur m'expliqua qu'elle avait reçu tout l'impact du choc sur le front. Elle avait trois fractures du crâne. Deux d'entre elles étaient situées au niveau des orbites qui contiennent les yeux et la troisième à la base de l'arrière de son crâne. La force du choc avait enfoncé les yeux d'environ quatre centimètres et la moitié de la peau de son visage était en bouillie.
Elle était dans un état épouvantable, mais l'interne de garde était optimiste, "Je pense qu'elle va s'en sortir," dit-il.
Catherine s'était endormie pendant que je recevais toutes ces informations, mais elle ouvrit bientôt les yeux et vit David et moi à côté d'elle. Elle commença à pleurer et nous tendit ses petits bras pour être consolée. Nous l'avons bercée et apaisée jusqu'à ce qu'elle soit de nouveau calme.
Puis les brancardiers arrivèrent pour l'emmener au scanner. Nous n'étions pas autorisés à l'accompagner. David est sorti pour répondre aux messages que son téléphone portable avait enregistré. Je l'ai regardé s'en aller et refermer silencieusement la porte derrière lui.
Une nuit de larmes et de prières
Qu'est-ce qui était arrivé? La minute d'avant j'étais pleine de joie. La minute d'après, je contemplais mon bébé, me demandant si elle serait toujours en vie demain matin. Le pire était que je ne pouvais rien faire. Ma première réaction aurait du être de piquer une colère. Au lieu de cela, je suis tombée à genoux sur le sol froid, j'ai appuyé ma tête contre la seule chaise de la pièce et j'ai couvert mon visage avec mes mains glacées.
Et j'ai commençé à sanglotter. "Pourquoi mon Dieu? Je ne comprends pas. Elle est si fragile. Et moi aussi je suis complètement impuissante. Je ne sais pas quoi faire, mais aide-moi à être la maman dont elle a besoin et l'épouse dont David a besoin."
J'étais plutôt jeune comme chrétienne, jeune dans ma foi, mais à ce moment précis, je me mis à prier davantage avec mon cœur qu'avec des mots. J'étais complètement à Sa merci. Il n'y avait rien que je puisse dire ou faire pour changer Sa volonté. Mes larmes remontaient vers Lui. Je ne pouvais pas les arrêter. Comme une rivière, elles se précipitaient vers Dieu.
Mais bientôt, j'ai pu sentir comme un bain de chaleur. La seule chose à laquelle je pouvais penser était, "Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point." (Hébreux 13: 5). Cela venait vers moi et m'apportait tant de calme. Les larmes continuaient à couler à flot, mais j'étais en paix. Je ne me sentais pas histérique. Je pouvais affronter la situation. J'étais en paix, sachant que nous n'étions pas seuls. C'était la première fois que je comprenais vraiment le Psaume 23: "Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi."
Quand, huit heures plus tard, les docteurs décidèrent que sa vie n'était plus en danger, elle fut transférée en soins intensifs. Elle ne pouvait recevoir aucun traitement contre la douleur afin que les infirmières et les médecins puissent tester les signes de vie neurologique qui les aideraient à évaluer le fonctionnement de son cerveau et la capacité de son corps à faire face aux blessures de la tête. Ils testaient toutes les heures et toutes les heures nous l'aidions en l'apaisant jusqu'à se qu'elle se détende de nouveau.
Elle réussit à traverser péniblement cette nuit. L'infirmière du service des soins intensifs déclara, "C'est une battante." Je me suis sentie réconfortée par cette parole.
Je la regardais encore, remplie d'un sentiment d'impuissance, chaque fois qu'elle pleurait et se pelotonnais dans mes bras ou dans ceux de David. Je pouvais voir le corps de David trembler chaque fois qu'il la tenait. Je sentais mon cœur se réchauffer quand il chantonnait des cantiques dans son oreille. Nous priions avec elle et nous lui rappelions que Jésus était avec nous et qu'il n'y avait aucune raison d'avoir peur. C'était la vérité. Je n'avais pas peur. J'étais transportée qu'elle ait survécu et je savais que nous serions capable d'assumer le reste. Je connaissais bien le domaine de la rééducation pour handicapés, parce que je travaillais dedans.
Avec le matin, les docteurs arrivèrent. Ils étaient au moins sept à examiner Catherine. Elle a été palpée et examinée par chacun d'eux.
Qu'est-ce que Catherine pourrait voir?
Le neurologue était encouragé par ce qu'il voyait, mais il nous averti que c'était encore trop tôt pour donner un avis définitif. Car il y avait encore un problème majeur à propos de sa vue.
L'ophtalmologiste de Catherine était un homme plein de jeunesse qui portait des chaussures animées et une cravate fantaisiste. Il la regarda pendant qu'elle se pelotonnait dans les bras de son père. Je m'angoissait pour Catherine, parce que ses yeux noirs étaient complètement fermés par l'enflure et que je savais que l'examen serait douloureux. L'ophtalmologiste s'assit à côté d'elle sur le lit et lui toucha doucement les yeux en prenant beaucoup de précautions. Il parla de toutes les choses qu'une enfant de trois ans pouvait connaître comme le dinosaure Barney et les autres personnages des dessins animés.
Finalement, il mit un tube à l'extrémité bouché devant elle et souleva délicatement pour lui ouvrir les yeux. Il lui demanda, "Catherine, qui est-ce que tu vois dans le tube?"
Elle ne dit rien pendant ce qui m'a paru un temps sans fin. Puis d'une petite voix à peine plus forte qu'un murmure, elle a répondu, "C'est... Mickey Mouse."
C'était le point tournant de sa récupération. Je n'oublierai jamais ces mots et la réaction des infirmières et des docteurs qui étaient présents. Plusieurs d'entre eux se mirent à pleurer avec nous.
Catherine fut plus tard tranféré dans un service pour enfant. Sa parole et ses mouvements revenaient peu à peu. Elle reprit de l'appétit. Elle était ravie que les gens lui envoie des cadeaux alors que ce n'était ni son anniversaire, ni Noël. Elle fut toute excitée de recevoir la visite de sa grand-mère et de son oncle Greg.
"Petite mais forte"
Pendant les deux jours qui suivirent, les spécialistes continuèrent à venir l'examiner. Elle allait de mieux en mieux de façon miraculeuse. Le principal problème ne semblait être maintenant que les multiples opérations de reconstruction qu'elle allait devoir subir . Elle récupérait d'une façon spectaculaire et faisait preuve d'une grande force à la fois dans sa récupération et dans son esprit.
J'avais pleuré des torrents de larmes à cause de la tristesse et du stress de l'accident. Rien qu'à la regarder suffisait à savoir qu'elle souffrait énormément. Mais elle ne s'est jamais plainte. La voir si forte m'encourageait. Le pédiatre qui s'occupait de Catherine disait qu'elle était "petite mais forte."
Au plus profond de moi, j'apprenais que, quoi qu'il arrive, elle finirait par être complètement remise. J'en était venue à accepter la volonté de Dieu et à Lui céder sa vie, parce que je savais qu'Il prendrait soin d'elle même si elle avait des séquelles mentales ou était défigurée pour toute sa vie. C'est le troisième jour que je reçus ma plus grande leçon. Elle essayait d'utiliser le bout des doigts de ses mains bandées pour ouvrir son oeil, afin de pouvoir regarder des dessins animés.
Nous n'avions pas eu de visiteurs depuis environ 12 heures. Elle souffrait un peu moins, ce qui m'avait permis de trouver la force dont j'avais besoin avec Catherine. Mais quand notre pasteur arriva, j'ai pu sentir les pleurs revenir. Mes yeux étaient douloureux, mais les larmes coulaient quand même. Nous avons prié pour Catherine.
La foi d'un enfant
Quand ce fut fini, elle essaya de me regarder et, tendant ses petit bras maigres bandés, elle me dit, "Maman, tout va bien. Jésus est ici et il est en train de me faire du bien."
La foi de cette petite fille était contagieuse et me gagnait. Elle comprenait que le message de notre Sauveur est clair et simple: quoi qu'il arrive et peu importe ce que je dois affronter, Jésus ne m'abandonnera jamais. Il restera à mes côtés et m'aidera à affronter ce qui m'attend. La petite phrase de Catherine a eu un immense impact sur ma foi en Christ.
Après sa sortie de l'hôpital, elle est revenue chaque semaine pour des contrôles avec le pédiatre, l'ophtalmologiste, le neurologue et le chirurgien plastique. Chaque semaine, ils nous renvoyaient à la maison avec un nouveau rendez-vous. Finalement, au bout d'un peu plus d'une année, toutes les visites cessèrent.
Catherine aujourd'hui
Jusqu'à présent, Catherine n'a subi aucune intervention chirurgicale. A la voir, il est impossible de deviner qu'elle a fait cette horrible chute. C'est est belle fille très intelligente, athlétique et dans sa deuxième année d'école. Elle ne rate pas une occasion de parler de Dieu ou de ce qu'Il a fait pour elle aux enfants et aux adultes de son entourage. Elle m'a entraînée à faire la même chose.
Avec le recul, je me rends compte que Dieu a répondu à beaucoup de nos prières à cause de l'accident de Catherine. Bien qu'il fut un temps où je n'aurais jamais imaginé passer à travers ces épreuves, j'en suis maintenant reconnaissante. Dieu s'en est servi pour m'aider à établir les fondations de ma foi et la compréhension du caractère de Jésus-Christ dont j'aurais besoin dans les prochaines années.
Toutes nos prières n'ont pas été exaucées de la façon que nous le voulions. Depuis l'accident de Catherine, je suis passée à travers de nombreuses tragédies et décès parmis les gens que j'aimais beaucoup. Mais à travers chaque situation que je traversais, je n'ai jamais oublié que Jésus est dans ma vie, qu'il vit dans mon cœur et que rien ne nous séparera jusqu'à ce que je Le vois face à face. "Et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde."
Si vous Lui faites confiance, Il vous donnera la paix quand vous en aurez besoin pendant vos périodes de lutte et de découragement.
Dieu désire être la force de changement de notre vie. Il veut nous aider à nous sentir mieux à propos de nous-même, plus excitée face au futur, plus reconnaissante pour nos êtres chers et plus enthousiaste dans notre foi.
Si vous recherchez une solution au chaos de la vie, demandez à Dieu d'être la force dont vous avez besoin pour être plus confiante en vous-même, en meilleure harmonie avec ceux qui vous sont chers et plus efficace dans votre travail. Pourquoi ne pas faire cette simple prière et, par la foi, inviter Dieu à vous remplir de Son Esprit?
Cher Père, j'ai besoin de toi. Je reconnais que j'ai péché contre toi en dirigeant ma vie comme je l'entends. Je te remercie d'avoir pardonné mes péchés par la mort de Christ sur la croix. J'invite maintenant Christ à reprendre sa place sur le trône de ma vie. Par la foi, je te demande de me remplir de ton Esprit Saint selon ton commandement et ta promesse qui se trouvent dans ta Parole. Je prie ceci dans le nom de Jésus. Comme expression de ma confiance, je te remercie d'avoir repris la direction de ma vie et de me remplir du Saint-Esprit. Amen.
Témoignage émouvant à la gloire de notre papa
Patti Larson
Voici le TEMOIGNAGE personnel de Christian PELLONE, Docteur en physique et ingénieur au CNRS de Grenoble depuis plus de 20 ans. Je vous propose de le lire avec attention.
source:La maison de JERUSALEM
Christian Pellone
" Je suis né en 1952. Je ne savais pas que les yeux de Dieu étaient sur moi. J'étais un enfant surdoué. A 4 ans, je lisais couramment et je faisais les opérations courantes de tous les nombres. On m'a fait sauter plusieurs classes et je suis arrivé à l'âge de 9 ans en 6ème. J'ai eu une éducation très stricte. Je ne pouvais trouver Dieu dans cette éducation moralisante, cependant les questions métaphysiques ont toujours été au plus profond de mon cœur : Qu'est-ce que je suis ? Pourquoi suis-je né ? Pourquoi est-ce que je vis ? Pourquoi la mort ? Pourquoi la souffrance ? Je n'avais aucune réponse à ces questions. Je savais au plus profond de moi-même que la vie, telle qu'elle est sur cette terre, ne pouvait être une fin en soi. Pour moi, enfant, la mort appartenait au monde des adultes. Je me savais cependant mortel et j'ai grandi avec ces questions essentielles, que tout homme se pose à un moment de sa vie.
A l'âge de 9 ans et malgré ces questions dans mon cœur, la vie commençait à me sourire. Lorsque j'ai pris conscience de mon excellence en mathématiques, puis en physique, je me suis dit : " La réponse est là, la science me donnera cette réponse ". A 27 ans, j'étais jeune chercheur au CNRS, finissant ma thèse de docteur ingénieur. Là, j'ai conclu, à force de tous les raisonnements possibles, que je ne pouvais pas expliquer le pourquoi des choses par la science : " La science n'est que la réponse au comment des choses, elle ne peul pas répondre au pourquoi ". Donnons l'exemple de la loi de gravitation. La science établit les lois qui régissent cette attraction, mais pourquoi la loi de la gravitation existe-t-elle ? A ce pourquoi, aucun scientifique ne donnera la solution, car il n'y a pas de réponse fondamentale au sens existentiel des choses. Un jour, alors que je regardais par la fenêtre de mon laboratoire les montagnes qui entourent Grenoble, une pensée s'est imposée à moi : " II y a une énergie supérieure qui a tout créé ". Cependant cette énergie, je ne la connaissais pas car j'étais un être "jeté" dans l'univers, dans l'évolution universelle, et à cause des sciences qui m'entraînaient vers quelque chose de supérieur, cette énergie là ne pouvait pas entrer en contact avec moi.
J'ai continué ainsi, mais il y avait une insatisfaction dans mon coeur due à ce semblant de réponse. Ce n'est que 3 années plus tard, en février 1982, que j'ai rencontré une jeune fille chrétienne.* De cette personne émanait quelque chose de beaucoup plus profond que ce que j'avais éprouvé auparavant. II y avait comme une lumière, une paix qui rayonnait de sa vie, alors qu'elle ne m'avait rien dit sur sa foi chrétienne. Puis nos chemins se sont séparés, mais je lui avais bien entendu laissé entendre que je prenais régulièrement un café à la faculté des lettres où j'aimais aller discuter avec les hommes de lettres, les philosophes, les psychologues que j'y rencontrais.
En juin 1982, Isabelle est venue m'y retrouver, conduite par l'Esprit de Dieu : " II faut que tu retrouves ce jeune homme, il faut que tu lui parles de moi ". Arrivée à proximité, elle s'est adressée à moi et m'a dit : " Est-ce que vous me reconnaissez, M. Christian PELLONE ? " - " Oui bien sûr, je vous reconnais, nous nous sommes rencontrés il y a quelques mois ". " Je ne suis pas venue pour vous voir aujourd'hui, mais pour vous annoncer que Jésus-Christ est vivant et que malgré toutes vos capacités intellectuelles, malgré toutes vos connaissances, vous avez besoin de Jésus-Christ dans votre vie. Malgré votre vie très droite, malgré votre vie très morale, vous êtes un homme pécheur comme tous les autres parce que vous êtes né d'un homme et d'une femme qui viennent d'Adam et Eve et qui ont vécu la désobéissance ".
Je l'ai arrêtée net car j'avais conclu quelques années auparavant que ce Dieu ne pouvait pas entrer en contact avec moi. Elle a respecté ce que je disais et nous avons continué à nous rencontrer. Ce qui me touchait le plus c'est que pendant les temps de silence de nos rencontres, elle sortait de son sac une petite Bible. Ce livre m'intriguait et me travaillait. Je ne l'avais jamais lu et intellectuellement, je voulais détruire cette parole car pour moi elle était "antiscientifique". Cependant ma conscience m'interdisait de la juger. Une pensée s'imposait à moi avec ces mots : " Christian, tu n'as pas le droit de juger ce livre parce que tu ne te permettrais pas de juger des copies d'étudiants, tu ne te permettrais pas de juger des publications d'autres chercheurs si tu ne les avais pas lues au préalable, si tu ne prenais pas connaissance de leur contenu ". Cette voix intérieure me bloquait et m'énervait quelque part. J'étais pris au piège de mon honnêteté.
Un jour qu'Isabelle sortait encore cette Bible de son sac, je lui al demandé de me la laisser. J'avais une envie subite de découvrir ce qu'il y avait dedans. Je n'ai jamais vu son visage aussi radieux, aussi joyeux. Déjà elle me donnait des conseils pour commencer par le Nouveau Testament, car elle avait peur qu'en tant que physicien, je sois choqué par le récit de la création. Je lui ai dit : " Écoute, un livre, je le commence par le commencement ". Ce même soir, les premiers mots de la Bible -" Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre " - me sautèrent aux yeux. Ils étaient la réponse à toutes mes questions. Ah ! Que cela m'intéressait en tant que scientifique ! Si Dieu ne donne aucune justification au pourquoi des choses, c'est que c'est Lui qui les a créées, c'est le Dieu à qui rien n'est impossible, c'est le Dieu surnaturel qui est capable d'intervenir dans le naturel. Et j'ai dévoré la Bible ; en 3 jours, j'étais au milieu du Lévitique. J'avais trouvé magnifique le peuple de Dieu en train de traverser cette mer et la puissance de Dieu qui maintenait les parois d'eau pendant que le peuple passait.
%20JESUS%20le%20plus%20beau%20nom.jpg)
II n'y a pas de problème puisque Dieu est Dieu ; II peut intervenir à tout instant dans ta vie et la bouleverser ; II est capable d'arrêter le soleil, de bouleverser l'univers entier car c'est Lui le Créateur. C'est à ce moment là que je me suis souvenu des paroles d'Isabelle me parlant de Jésus-Christ, de ses paroles d'amour, de vie, des paroles merveilleuses.
J'ai lu alors les évangiles et fait la première prière de ma vie : " Toi là-haut, je ne te connais pas. II y a quelques années, j'ai conclu que tu étais une énergie supérieure inaccessible et qui a tout créé. Mais si tu es Dieu, le Père d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, si tu es le Dieu qui s'est incarné en Jésus-Christ, si tu es trois fois Saint (Père, Fils, Saint Esprit) alors moi je suis un simple homme "jeté" dans cet univers. Alors s'il te plaît fais-toi connaître à moi et je te servirai, je te donnerai toute ma vie et je témoignerai pour toi ". Ce que je ne savais pas, c'est que Dieu allait me répondre, en la personne de Jésus-Christ, 15 jours après.
Le 8 août 1982, le Saint Esprit est descendu vers moi. Une lumière vive brillait devant moi, dans mon corps, dans mon âme ou dans mon esprit, je ne sais ? C'était tout mon être qui était en train de naître de lui. Mon corps, mon âme, mon esprit étaient enflammés. J'étais à genoux alors que je ne savais rien de tout cela, je ne connaissais pas Jésus-Christ, et là devant cette "splendeur blanche", j'ai entendu une voix non audible mais une voix d'autorité qui m'appelait par mon prénom : "Christian" - j'étais déjà écroulé par terre- " tu m'as demandé si j'étais le Dieu des juifs, je te réponds : Je suis le Dieu Père d'Abraham, d'Isaac et Jacob. Tu m'as demandé si j'étais le Dieu incarné en Jésus-Christ : Je suis le Dieu de la Bible, et cette splendeur blanche qui est devant toi, c'est mon Fils qui est Saint, qui est pur, qui est mort pour toi. Et le point noir que tu vois sur cette splendeur blanche, c'est ta vie. Toi, fils de bonne famille, toi qui te crois sans faute, toi qui te crois parfait aux yeux des hommes, face à Ma Sainteté, tu es noir ". Là, j'ai pleuré comme un enfant, comme un gamin, pendant des heures. Et j'ai dit : « Seigneur je crois et je te donne toute ma vie, fais ce que tu veux de moi ».
CHRISTIAN
Mosab Hassan Yousef, le fils d'un important chef du Hamas s'est converti au Christianisme et prie pour que sa famille accepte Jésus Christ comme Sauveur.
Mosab Hassan Yousef, fils du Cheik Hassan Youssef, figure importante du Hamas en Judée-Samarie (Cisjordanie), révèle pour la première fois dans une interview exclusive au journal Haaretz qu'il a quitté l'Islam pour embrasser le Christianisme. Cette révélation était inconnue de sa famille avec laquelle il était pourtant en contact régulièrement.
Yousef (qui préfère dorénavant s'appeler Joseph) annonce que l'interview qu'il accorde aussi au Christian Post ouvrira les yeux de nombreuses personnes et secouera les racines de l'Islam. "Et je n'exagère pas" ajoute-t-il. Il habite actuellement en Californie. "Est-ce que vous pouvez citer un cas semblable au mien, d'un fils de chef du Hamas, élevé dans les principes fondamentalistes de l'extrémisme islamique qui se tourne contre sa religion?"
Le Christian Post mentionne que Yousef, qui a 30 ans actuellement, a été confronté au Christianisme il y a 8 ans à Jérusalem, lorsqu'il a accepté par curiosité l'invitation qui lui était faite d'assister à une présentation du Christianisme. Il en est revenu enthousiasmé et a commencé à lire quotidiennement la Bible en secret.
"Le verset qui mentionne "Aimez vos ennemis" a eu un grand impact sur moi. A ce moment là, j'étais encore Musulman et je pensais bien le rester. Mais je voyais tous les jours les horreurs commises au nom de la religion par ceux qui se considéraient eux-mêmes comme de grands croyants. J'ai entrepris d'étudier l'Islam encore plus à fond et n'ai pas trouvé de réponse. J'ai relu attentivement le Coran et les principes de la foi islamique et j'ai trouvé combien ils étaient faux et trompeurs. Je considère actuellement l'Islam comme un énorme mensonge, ceux qui sont sensés représenter la religion, admirent plus Mahomet que Dieu, tuent des innocents au nom de l'Islam, battent leurs femmes et n'ont pas la moindre idée de qui est Dieu. Je n'ai aucun doute sur leur destinée, ils iront en enfer car il n'y a qu'un seul chemin pour aller au Paradis, le chemin de Jésus qui s'est sacrifié à la croix pour nous tous."
Il y a 4 ans, Yousef décide de se convertir au Christianisme mais n'informe pas sa famille. Il continue d'aider son père dans ses activités politiques, il le décrit comme un leader du Hamas modéré qui par le passé a admis être contre les attentats suicides.
A 18 ans, Yousef subit une peine de prison pour avoir dirigé un groupe de jeunes d'un mouvement islamique à son université. C'est là qu'il se rend compte combien l'Islam et le Hamas sont décevants, sans morale ni intégrité, cachant leur corruption plus que des membres du Fatah. «Personne ne connait aussi bien que moi leur mode de fonctionnement" commente-t-il.
"En prison, j'ai réalisé que tous les membres du Hamas n'étaient pas comme mon père qui est bon et gentil. J'ai découvert combien ses collègues étaient mauvais. C'est à ma sortie de prison que j'ai réalisé avoir perdu la foi en ceux qui représentent ostensiblement l'Islam." Le Hamas est considéré par les Etats Unis et Israël ainsi que par bien des pays occidentaux comme un groupe terroriste qui a publiquement juré de détruire Israël.
Aujourd'hui, Yousef, le fils aîné du Cheikh Yousef admire Israël: "Vous, peuple juif, devez savoir que vous n'aurez jamais la paix avec le Hamas. L'idéologie qui guide le mouvement ne permettra pas que la paix puisse être réalisée avec les Juifs. Selon la tradition, il n'est pas possible qu'elle soit conclue avec les Juifs parce que le prophète Mahomet a lutté contre eux et le Hamas poursuivra le combat jusqu'à la mort."
Yousef dénonce toute la société palestinienne comme une collectivité "sanctifiant la mort et l'attentat suicide". Dans la culture palestinienne, un terroriste commettant un attentat suicide devient un héros, un martyr. Un cheikh enseignera à ses étudiants l'héroïsme des shaheeds (martyrs). Yousef souligne que le Hamas a utilisé le premier les bombes humaines contre des civils.
Yousef continue : "Les membres du Hamas sont aveugles et ignorants. Il est vrai qu'il y a de bonnes et de mauvaises personnes partout, mais les supporters du Hamas n'ont pas compris qu'ils sont conduits par un groupe méchant et cruel qui utilise la méthode du lavage de cerveau envers les enfants et les amène à croire que s'ils perpétuent des attaques suicides, ils iront au paradis.
"Je pense que l'Islam n'en a plus que pour 25 ans environs car la vérité éclatera aux yeux de tous à cause de la communication de masse des temps modernes. J'espère avoir la possibilité "d'ouvrir les yeux" des Musulmans et de leur "révéler la vérité" sur l'Islam et le Christianisme avec pour but de les sauver de l'obscurité et de la prison de l'Islam. De cette manière ils auront une possibilité de corriger leurs erreurs, de devenir meilleurs et d'apporter la paix au Moyen Orient."
Yousef a pris le nom biblique de Joseph, il rêve d'écrire un jour son histoire personnelle et sa compréhension des conflits au Moyen-Orient. "Pour le moment, mes ambitions sont de trouver un travail et un endroit pour vivre" dit-il. " J'ai laissé derrière moi des propriétés à Ramallah afin de trouver la vraie liberté, mais je n'ai pas d'argent et pas d'appartement. J'étais prêt à devenir un SDF aux USA mais les chrétiens de mon église me sont venus en aide, en fait, je dépends d'eux. Mon vœu est de retourner un jour dans mon pays et que ma famille accepte Jésus Christ. Je sais que ma vie est en danger et que je risque même de perdre mon père, mais j'espère qu'il comprendra et que Dieu lui accordera à lui et à ma famille la patience et la bonne volonté pour ouvrir les yeux sur Jésus et sur le Christianisme. Un jour peut-être je pourrais retourner en Palestine et à Ramallah avec Jésus, dans le Royaume de Dieu."
Assist News Service
Source :Point Final


En publiant ce témoignage de mon baptême dans le Saint-Esprit, je réponds au désir d'un grand nombre de chrétiens. Cependant, d'autres raisons encore me poussent à le publier :
Tout d'abord : convaincre les opposants et les victimes de préjugés de la possibilité et de la réalité d'une telle expérience.
Puis, montrer à ceux qui croient à ce baptême et le désirent combien il est profond et puissant quand il est reçu dans des conditions idéales, sans résistances, sans préoccupations extérieures qui le diminueraient et, enfin, sans pression étrangère.
On rencontre beaucoup de chrétiens qui confessent que leur baptême du Saint-Esprit n'a pas représenté pour eux la bénédiction radicale qu'ils en attendaient, que l'expérience n'a été ni durable, ni pleinement satisfaisante. Nous demandons donc à ces amis de bien vouloir considérer le présent témoignage dans ses détails, de manière à découvrir dans quel domaine ils ont négligé de laisser la place à Dieu (2 Cor. 3/17). La Colombe divine est extrêmement sensible : elle ne force personne et ne s'introduit pas où elle n'est pas entièrement bienvenue.
Si l'on veut obtenir les plus grands bénéfices ainsi que des résultats permanents, il faut être prêt à sacrifier tout autre intérêt ou préoccupation. Il ne faut pas que le coeur soit divisé, mais qu'il reste fixé sur Jésus, afin que l'effusion du Saint-Esprit puisse progresser et gagner journellement en intensité. C'est alors que les choses de Dieu peuvent être révélées, dans une marche intime et ininterrompue avec Lui, et que celui qui les reçoit peut être conduit et gouverné par l'Esprit.
Puisse ce témoignage amener ceux qui s'opposent à l'expérience décrite au début du livre des Actes, à réformer leur opinion, en débarrasser d'autres de leurs préjugés et, enfin, donner à plusieurs la soif de recevoir ce baptême. Alors ce récit n'aura pas été écrit en vain.
L'expérience relatée dans les pages qui suivent est celle d'un jeune homme de quinze ans. Certaines conclusions, que j'y ai ajoutées, sont de l'homme mûr et du serviteur de Dieu.
La première femme qui reçut le baptême du Saint-Esprit à Londres, et peut-être en Angleterre, fut Mme Catherine Price ; elle devint à bien des égards ma mère spirituelle au cours de la période difficile et remplie d'épreuves de mes études, je l'ai priée d'écrire l'introduction à ce récit.
William BOOTH-CLIBBORN.
INTRODUCTION
C'est à la fois un plaisir et un privilège que d'écrire une introduction à ce petit livre. Il reflète la vie de quelqu'un qui a connu la simplicité divine et consenti à un abandon total de son coeur au Seigneur, La joie de cette réalité se communique à tous ceux qui entrent en contact avec notre frère.
Nous l'avons connu il y a une vingtaine d'années. C'était alors un garçon de quinze ans dans toute l'acception du terme, plein de malice, mais non moins rempli du désir de plaire à son Sauveur. La bataille fut dure à l'école. Il fut persécuté pour avoir tenu des réunions de prière dans sa chambre et pour avoir essayé de gagner ses camarades à Christ ; cependant, par la grâce de Dieu, il tint bon.
Ce fut un grand bonheur pour nous de le rencontrer plus tard et de trouver en lui, un ambassadeur du Seigneur, chargé d'un message assez puissant pour mettre en liberté les captifs et changer le deuil en joie ; un bonheur aussi de le voir vivre une vie sanctifiée, pleine de simplicité, d'un grand amour pour tous et du désir brûlant d'amener toutes les âmes à la connaissance personnelle de Jésus-Christ.
Le parler en langues, selon que l'Esprit donne de s'exprimer, est bien souvent mal compris et sous-estimé par les enfants de Dieu, car ils n'en ont jamais saisi le sens en rapport avec le véritable esprit d'adoration et de louange. Oui, il existe une communion avec le coeur du Père et une pénétration des mystères divins qui illuminent et édifient l'enfant de Dieu (1 Cor. 14/4).
Que ceux qui n'ont pas encore connu cette union bénie avec le Seigneur s'abandonnent entièrement à Lui afin qu'Il puisse les posséder complètement. Et que ceux qui ont critiqué de telles expériences comprennent qu'elles sont bien réelles.
Enfin, que Dieu bénisse richement ce témoignage et s'en serve, dans Sa grâce, pour approfondir la communion entre le Sauveur et Ses rachetés.C. S. PRICE
113 Shirley Way Shirley,
Croydon (Surrey) Angleterre
26 août 1929.
Il y a plus de 40 ans que, le 28 novembre 1908, à la fin d'une réunion tenue chez des particuliers à Plumstead, un faubourg de Londres, je reçus le BAPTÊME DU SAINT-ESPRIT. Et cet événement est aussi frais dans ma mémoire que s'il s'était produit hier soir.
Cette merveilleuse descente de l'Esprit de Dieu dans mon corps, mon âme et mon esprit demeure l'expérience la plus importante, miraculeuse et révolutionnaire de toute ma vie chrétienne. Les paroles humaines sont absolument impuissantes à décrire ce don ineffable, l'avalanche d'onctions successives qui se déversa sur moi et en moi le jour glorieux où Dieu me scella de son sceau. Les mots employés pour tenter de décrire cette expérience peuvent paraître exagérés et, cependant, le langage le plus riche n'est qu'un moyen bien imparfait pour exprimer une chose aussi sacrée et aussi délirante à la fois.
Nous éprouvons quelque difficulté à parler de nos expériences les plus intimes. Une certaine retenue enveloppe les grands événements de notre vie, tels que la naissance, le mariage, la mort. Et il faut être doublement réservé et déférent dans la description des choses spirituelles les plus profondes. Car les incrédules, les impies nous guettent, tels des corbeaux lassés de cadavres et avides de chair fraîche. Et il est bien triste de constater que les chrétiens eux-mêmes, aveuglés par des préjugés et des traditions, sont parfois terriblement critiques et jugent faussement ce qui les dépasse. C'est pourquoi j'éprouve une certaine réticence à raconter mon histoire. Cependant, je ne puis m'empêcher de dire ce que j'ai vu et entendu, sachant qu'un grand nombre en seront encouragés et bénis.
El Bethel.
Combien de fois ne retourné-je pas en esprit, comme Jacob, vers cette petite maison de Plumstead qui se trouva être pour moi la maison de Dieu, la porte du ciel, un véritable « El Bethel » ! C'est là que fut déversé sur moi tout ce qu'un être humain peut supporter de ciel à la fois. Mon baptême fut une puissante immersion dans l'Esprit et la Puissance de Dieu, dans les profondeurs insondables de l'Amour divin. Chaque fois que je l'évoque, je sens à nouveau cette atmosphère céleste qui me jeta dans l'adoration et l'émerveillement tandis que, enveloppé d'une gloire indescriptible, je fus admis en la terrible présence de Dieu.
Pendant plusieurs jours, je fus sous l'effet salutaire et purifiant de cette onction surabondante et continue qui me rendit incapable de toute autre occupation. Je ne cessais de prier et de me réjouir. J'étais ébloui par la lumière qui enveloppait mon être. L'onction qui reposait sur moi était telle que je ne pouvais rien faire qu'adorer : tout ce que je souhaitais était de me tenir aux pieds du Seigneur. Le « poids de gloire » pesait sur moi nuit et jour. Tout mon être était si captivé par la seule occupation de louer Dieu que les effets de cette expérience me furent des plus salutaires et durent encore. Mes nombreux intérêts de jeune homme avaient comme fondu.
Depuis cette soirée merveilleuse j'ai parcouru le monde et beaucoup travaillé pour l'Évangile ; Il faudrait des volumes pour raconter tout ce que Dieu a fait par la prédication de Sa Parole dans les nombreuses campagnes de réveil que j'ai conduites. Mais rien de tout cela ne peut se comparer à la merveilleuse satisfaction, au miracle indiscutable qui fut mon partage lorsque Dieu me donna son Saint-Esprit.
Tout ce que j'ai vu depuis n'a fait qu'éclairer ma vision et confirmer la gloire qui avait éclaté dans mon âme ravie. Et jamais je n'ai douté que cela fût de Dieu et de Dieu seul.
Le sacrifice indispensable.
Pour tout privilège, pour toute expérience spirituelle, il y a un prix à payer. Et bien souvent nous devons beaucoup à ceux qui nous ont précédés. Pour moi, j'ai envers mes parents une dette incalculable.
Parce que mon père et ma mère désiraient tous deux marcher avec Dieu dans la pleine lumière de Sa Parole, ils durent quitter l'Armée du Salut en 1908. C'était eux qui l'avaient fondée et dirigée en France et en Suisse. Le but du présent ouvrage n'est pas d'exposer les raisons qui les amenèrent à une si douloureuse décision. Ils avaient voué seize de leurs meilleures années à cette oeuvre dans ces deux pays et elle leur était extrêmement chère. Des milliers avaient été convertis par leur moyen. Cette pénible séparation se produisit tandis qu'ils exerçaient leur ministère en Hollande. Ce fut un coup terrible pour mon grand-père, le général William Booth, fondateur de l'Armée du Salut, qui considérait ma mère, sa fille aînée, comme le meilleur prédicateur parmi ses enfants. Mais j'ai la conviction — confirmée bien des fois par la suite — que si mes chers parents n'avaient fait ce pas, pour des questions de conscience, jamais notre famille tout entière n'eût expérimenté une véritable Pentecôte, comme ce fut le cas. En effet, ils voulaient pouvoir prêcher librement des vérités telles que la guérison divine, le retour de Christ. D'autre part, ils ne pouvaient admettre que des officiers de l'Armée du Salut s'engagent volontairement dans la guerre des Boers.
Au temps où l'Esprit de Dieu allait se répandre sur le monde entier, les Booth-Clibborn et leurs dix enfants y étaient préparés. Nous étions indépendants, libres de tout préjugé sectaire et n'appartenant à aucun organisme chrétien particulier. Ma mère exerçait avec des résultats magnifiques son ministère dans beaucoup d'églises qui se réveillaient. Mon père restait à la maison, se consacrant à l'étude et à la recherche bibliques. Par elles, il était arrivé à la conclusion que dans les derniers temps Dieu enverrait un grand réveil qui rétablirait les dons de l'Esprit dans l'église et il prévoyait que la principale caractéristique en serait le baptême dans le Saint-Esprit, tel qu'il se produisit le jour de la Pentecôte (Actes 2/4). Il parlait souvent de cette bénédiction imminente et en observait les indices dans le monde chrétien, priant de tout son coeur pour une prochaine réalisation.
Le réveil éclata chez nous au bon moment, car nous devions bientôt être dispersés.
Le premier à le recevoir.
Cela ne venait par conséquent pas de moi si je fus le premier de la famille à faire la merveilleuse expérience de la pluie de l'arrière-saison. Bien que nous ayons rompu avec l'Armée du Salut, nous demeurions à l'avant-garde de la prédication de l'Évangile et le culte de famille n'était pas négligé. Plusieurs de ceux qui passaient chez nous contribuaient aussi à nous enrichir spirituellement, Dieu savait qu'avec mon caractère plein de vie et d'initiative j'étais destiné — une fois que, j'aurais reçu le baptême — à amener tous mes frères et soeurs à Le rechercher plus intensément. Comme cinquième enfant, je pouvais influencer aussi bien les aînés que les plus jeunes. Ayant été le plus difficile, le plus indiscipliné de la bande, je devais par mon changement soudain et radical convaincre mes frères et soeurs de la réalité de ce qui m'était arrivé et de leur propre besoin de faire une semblable expérience.
C'est par la foi que mes parents m'avaient donné le prénom de mon grand-père. Et je crois que son manteau est tombé sur moi comme celui d'Elie sur Élisée ; j'en ai eu plusieurs fois l'assurance et ma mère a reçu, à ce sujet, des prophéties qu'elle a gardées dans le secret de son coeur. Mais ici je voudrais insister sur quatre faits qui donnèrent à mon expérience un caractère saisissant et durable.
Mon âge. J'avais quinze ans ; or, c'est entre dix et vingt ans que l'on peut le mieux découvrir les choses de Dieu.
Il n'y eut pas de longue attente dans mon cas. J'obtins le baptême le soir où je le demandai, de sorte qu'au lieu d'une succession de bénédictions grandissantes, je reçus en une fois un torrent de puissance et de gloire.
Aucune pression ne fut exercée sur moi, comme c'est malheureusement souvent le cas de la part de chrétiens trop zélés ; ils retardent chez autrui cette expérience qu'ils cherchent à provoquer par tous les moyens.
Mon ardeur et mon avidité étaient telles que je ne m'arrêtai pas jusqu'à ce que je fusse entièrement saturé et satisfait.
La sagesse de mon père.
Enfin, ce qui contribua grandement à la profondeur et à la réalité de mon expérience fut le fait qu'on me retira momentanément de l'école. Je pus donc me livrer entièrement à la prière, à la supplication et à la lecture de la Bible qui éclairait mon coeur d'une lumière nouvelle. Nous nous rencontrions chaque soir pour prier longuement. Ainsi, l'Amour et la Puissance purificatrice de Dieu continuèrent à se déverser sur moi. Le Saint-Esprit pouvait me révéler librement les mystères de Christ, ce qui n'est possible que lorsqu'on s'est entièrement abandonné à Lui. L'oeuvre initiale s'approfondissait. J'apprenais à connaître ce que c'est que de marcher selon l'Esprit et de garder une conscience pure et claire. Le sens du péché se faisait plus aigu, ainsi que la faculté d'en fuir les attaques et de confesser immédiatement toute transgression ou désobéissance. Je fus bientôt accablé d'un fardeau au sujet de chacun des habitants de la maison. Je combattais en esprit avec larmes et gémissements jusqu'à ce que j'eusse l'assurance d'avoir été exaucé. Parfois j'étais écrasé et le fardeau semblait insupportable, mais je luttais jusqu'au bout et je commençais à apprendre ce que signifie prier par l'Esprit. Le discernement me fut donné, de sorte que la moindre tendance charnelle me faisait mal et me poussait à la prière silencieuse. Il y eut encore beaucoup d'autres manifestations qui n'étaient que l'expression de ce qui se passait dans les coeurs.
Quel rafraîchissement cette splendide visitation spirituelle fut pour nous ! Esaïe 28/10-12 s'accomplissait sous nos yeux : « Car il donne loi sur loi, règle sur règle, un peu ici, un peu là. Aussi c'est par des lèvres qui balbutient et par une langue étrangère qu'Il parlera à ce peuple. Il leur avait dit : C'EST ICI LE REPOS, QUE VOUS DONNIEZ DU REPOS A CELUI QUI EST ACCABLÉ. C'EST ICI LE SOULAGEMENT ».
Dans les vagues de bénédictions qui passaient sur nous, nous apprenions à ne plus lutter par nous-mêmes. En effet, quand nous cessons la lutte, le Saint-Esprit travaille, prie, implore et souffre à travers nous les douleurs de l'enfantement. Quelle triste corvée que la vie chrétienne quand elle n'est pas portée, inspirée et stimulée par la puissance active de l'Esprit de Dieu en nous !
Dans le monde entier, les églises ont un immense et urgent besoin de renouveler leur foi, de réaffirmer le simple message du salut, de réveiller l'esprit de sacrifice. Et cela ne peut se faire sans une effusion du Saint-Esprit. L'Esprit qui baptise, qui rend la vie, qui évangélise peut répondre à tous les besoins, remédier à tous les manques, toutes les faiblesses. Mais il faut, au préalable, que nous fassions tomber les barrières des préjugés, de l'orgueil et de la présomption, et que nous implorions humblement une Pentecôte divine, afin qu'elle tombe sur nous d' En Haut, individuellement et collectivement.
Après des séjours prolongés sur le continent, notre famille avait fini par s'établir à Westcliff-on-Sea, à une cinquantaine de kilomètres de Londres.
Que de souvenirs heureux se pressent dans ma mémoire en repensant à cette époque ! Nous étions tous ensemble Evangéline, Victoria, Herbert, Augustin, William, Éric, Frieda, Evelyne, Théodore et Joséphine. Mon père, ma mère, les dix enfants, un ou deux secrétaires, la cuisinière, une gouvernante suisse et notre chère Adèle, notre seconde mère, nous étions en tout dix-sept, sans compter les fréquentes visites, car la maison était un centre d'activité évangélique.
Nous n'étions jamais à court de moyens pour inventer des jeux et des amusements de toutes sortes. Chacun avait son instrument et nous formions un orchestre. Puis c'étaient des charades, des jeux bibliques, des excursions, des parties de pêche, de canot, des courses à bicyclette — et, au milieu de tout cela, très peu de piété véritable, une foi plutôt déclinante. Comment en eût-il été autrement ? Avec toutes nos préoccupations, nos distractions, les intérêts toujours grandissants qui s'emparaient de nos esprits enthousiastes, quelle place restait-il pour Dieu ? Nous avions avancé dans cette voie ; allions-nous reculer ? Est-il possible de passer à côté des plus grandes bénédictions, et cela dans le plus heureux des foyers chrétiens ?
Travail scolaire absorbant.
Nous entrions dans la période difficile de l'adolescence. Je venais d'avoir quinze ans. Ce fut le, moment choisi par Dieu pour nous visiter, pour nous faire passer de l'indifférence spirituelle à une ascension rapide dans les régions de la gloire, pour transformer l'eau stagnante de notre état spirituel en un flot puissant et impétueux.
Un soir, alors que je faisais mes tâches, mon père vint à moi, visiblement ému. « William, dit-il, j'aimerais t'emmener ce soir à Londres, entendre des gens extraordinaires, récemment arrivés. Veux-tu venir ? » — « Mais, papa, je ne peux pas ; tu sais bien que je dois faire tout mon possible pour passer les examens difficiles qui s'approchent. J'ai déjà, échoué deux fois et je n'y arriverai que si je ne perds pas une minute. »
Le soir, à table, mon père parla de nouveau de ces réunions à Londres : « Nous ne serons absents que pour le week-end ; cela ne te gênera pas dans la préparation de tes examens. J'aimerais que tu viennes ; tu recevras une bénédiction. » L'idée de m'échapper pour quelques instants de mes livres d'étude m'était assez agréable, mais j'objectai, encore.
« Très bien, reprit mon père, j'en prends la responsabilité. » Je me déclarai alors prêt à partir.
Je n'ai jamais cessé depuis de louer Dieu pour cette décision. Mon père avait été le moyen de ma conversion ; il avait guidé mes premiers pas dans la vie chrétienne et maintenant il allait me pousser plus loin.
La prière dans le train.
Nous étions juste à temps pour attraper l'express de 6 h. 30. Mon père n'avait pas été très bien et, avec Adèle, nous l'aidâmes à gagner la gare. Pendant tout le trajet — quarante-cinq minutes — nous fûmes seuls dans notre compartiment. C'est alors qu'il me parla de mon état rétrograde. Tout ce qu'il disait m'allait au coeur. Il termina par ces mots : « William, ne veux-tu pas de nouveau abandonner ta vie à Dieu ? »
Je reconnus que j'avais oublié Dieu. À peine trois ans auparavant, tandis que mes parents étaient à Paris, je m'étais converti dans un internat de Folkestone. Quel miracle que cette nouvelle naissance ! J'avais été le garçon le plus difficile de toute l'école et, en un instant, j'étais devenu un véritable enfant de Dieu. J'avais donné mon coeur à Christ, une nuit, tout seul, en pyjama, à trois heures du matin, après une lutte prolongée. Le résultat avait été une vie pleine de joie et de bénédictions. Au milieu des dures persécutions infligées par mes camarades, j'avais connu l'appui et le réconfort divin, je marchais avec Dieu, surmontant tous les obstacles. Une communion ininterrompue dans la prière et une joie inexprimable avaient transformé ma vie comme jamais je ne l'aurais cru possible. Ma Bible ne me quittait plus et les victoires enregistrées me rendaient hardi pour rendre témoignage à mes camarades et à mes maîtres.
Mais maintenant, tout avait changé. Depuis plus d'un an déjà, la joie du salut s'était envolée de mon coeur ; le feu de l'amour divin avait baissé ; la soif pour les choses spirituelles avait disparu. Nous connaissons tous plus ou moins les symptômes de la marche arrière spirituelle. Mes souvenirs m'accusaient et me condamnaient.
Mon père me prit la main et se mit à prier pour que Dieu bénisse notre visite à Londres et me rétablisse. La présence de Dieu commençait à se faire sentir d'une manière très réelle dans ce train. La prière de mon père allait-elle être exaucée ?
Une nouvelle manière de chanter.
La salle de réunions de Mme Cantell, située dans un quartier de Londres, n'était pas grande. Elle contenait à peine deux cent cinquante personnes. Quand nous entrâmes, elle était pleine. Rien de prétentieux dans ce local : une petite estrade occupée par plusieurs personnes. Tout le monde chantait, debout ; la plupart avaient les yeux fermés et la main levée.
Ces gens étaient différents des autres chrétiens ! On sentait l'atmosphère chargée de l'Esprit de Dieu.
Les chants continuaient, dans un esprit d'abandon, de ferveur, de merveilleux élan, qui me rappelait le réveil du Pays de Galles. Un choeur répété plusieurs fois, avec toujours plus de conviction et d'unité, libérait l'auditoire et le stimulait dans l'adoration, comme c'est d'ailleurs le cas en général, car rien ne libère et n'unit comme le chant. L'atmosphère créée par un tel esprit de louanges est souvent plus convaincante et plus effective que la prédication elle-même. C'est un fait que la Parole pénètre mieux quand la note juste a été touchée dans l'adoration. Et le refrain chanté ce soir-là résonne encore en moi :
« Par le sang, le précieux Sang, Je reçois un coeur nouveau Par le précieux sang. »
Je réalisais que tous les yeux étaient tournés vers Jésus. Les gens étaient tellement transportés qu'ils en oubliaient leur entourage. Mais ce n'était pas mon cas. Je ne faisais pas un avec eux. Je connaissais le chant et la mélodie, cependant nous n'étions pas à l'unisson, je ne ressentais pas les mêmes émotions. Je ne pouvais pas me joindre à eux pour chanter :
« Gloire à jésus, gloire !
Gloire à l'Agneau mort pour moi !
je veux chanter Sa victoire,
Il a pris mes péchés sur la Croix. »
Le mystère du fardeau.
Inutile de dire que j'étais tous yeux et toutes oreilles. Tandis que les chants continuaient, je remarquai une dame en face de moi qui pleurait. Un peu plus tard, elle parlait en une langue étrange. Étonné, je fis signe à mon père, mais il n'y prit pas garde. Lorsque l'auditoire se fut rassis, une louange spontanée s'éleva de toutes les poitrines. Tous paraissaient si heureux et plusieurs rendaient témoignage de ce que Dieu faisait pour eux. Ce n'était pas nouveau pour moi, sinon qu'ils disaient avoir reçu le baptême du Saint-Esprit. On chanta encore. J'observais toujours la dame devant moi, cherchant à comprendre quelle langue elle parlait. Mon père connaissait huit langues et moi cinq et je pensais qu'à nous deux nous saisirions ce qu'elle disait. Je poussai mon père du coude, mais il me dit de rester tranquille. Maintenant elle était tombée à genoux, apparemment plongée dans une grande douleur, gémissant et priant dans cette langue étrange.
Je reconnus l'agonie dans laquelle j'avais été moi-même, lorsque, après ma conversion, je luttais avec Dieu pour mes camarades. Leur salut me tenait à coeur à tel point que parfois je me réveillais la nuit et criais pour eux au Seigneur. Il me vint tout à coup l'idée que, peut-être, cette femme priait pour moi. Dieu avait placé mon cas sur son coeur et elle portait mon fardeau dans l'Esprit !
Mais je ne pouvais comprendre pourquoi elle parlait cette langue extraordinaire. Mon père me chuchota : « Par l'Esprit et la Puissance de Dieu, elle emploie une langue qu'elle ne connaît pas. Ce sont là les « langues » dont parle l'Écriture. N'est-ce pas merveilleux que Dieu baptise à nouveau du Saint-Esprit, comme il le faisait dans l'église primitive ? »
Ensuite, derrière nous, un homme, qui avait chanté et ri dans l'Esprit, se mit aussi à parler une langue inconnue. Puis il y eut un silence. Quelqu'un d'autre se leva et interpréta en anglais son message ; chaque mot sondait mon coeur et me remplissait de dépit et de honte. Je me trouvais face à face avec Dieu et mon péché. Pendant des mois après ma conversion j'avais vécu une vie victorieuse du péché, guidé par l'Esprit de Dieu, conscient d'être porté par les Bras divins. Mais maintenant, je ne connaissais plus cette assurance.
Savez-vous qu'une fois qu'une âme a goûté de cette vie, tout le reste perd sa saveur ? Et si cette âme retombe, quels ne sont pas les souvenirs qui se pressent en elle jusqu'à la suffoquer lorsqu'elle pénètre dans un milieu où le Saint-Esprit parle ! (1 Cor. 14/24-25).
CHAPITRE III
UN COEUR CONTRIT
Bien que personne, sur l'estrade, ne semblât diriger le culte, il régnait une entente et un ordre parfaits. Certains étaient à genoux, la plupart assis ; des larmes coulaient, tandis que des exclamations de joie et des cris de victoire ponctuaient les témoignages individuels. Tout était en accord avec la bénédiction puissante, le « nuage de gloire » dont nous sentions la présence. Les paroles jaillissaient spontanément. Et bien qu'il n'y eût aucune organisation, aucun programme suivi, tout se fondait dans la même harmonie. Ce qui frappait surtout, c'était les larmes qui coulaient de toutes parts, larmes de gratitude, de repentance ou de joie.
Ce qu'il y a de plus beau et de plus caractéristique dans un réveil, c'est la rupture, la fonte des coeurs, l'humilité, la contrition, les foules brisées en la présence de Dieu.
Libéré des formes.
Ici je voudrais m'éloigner un instant de mon sujet, afin de faire face à la critique. Il existe une forme de désordre apparent qui plaît à Dieu, car ce n'est pas véritablement du désordre ; ce n'en a que l'apparence, pour ceux qui ne connaissent pas la vie de l'Esprit. En effet, rien ne paraît plus ordonné qu'un cimetière, le séjour de la mort !
Les diverses manières dont l'Esprit de Dieu tomba sur son peuple lors des grands réveils du passé ont toujours constitué une pierre d'achoppement pour le ritualisme stéréotypé des églises et des groupements religieux établis. C'est un fait que chaque mouvement chrétien d'avant-garde fut marqué d'un tel enthousiasme et d'une telle ébullition — tout étant si complètement nouveau et bouleversant — que cela a toujours provoqué les critiques et les condamnations les plus violentes. Trop souvent, le rafraîchissement apporté par le réveil est méprisé et couvert d'opprobre par les organismes religieux « décents » et bien-pensants. Les méthodistes, les baptistes, les salutistes, tous ont paru bizarres au début. Chaque visitation de Dieu fut caractérisée par cette touche de sincérité, de joie débordante, de courage indomptable et de hardiesse spirituelle qui renversèrent l'édifice du cérémonialisme.
Le caractère inattendu, spontané, miraculeux des manifestations de l'Esprit de Dieu captive et retient l'attention des masses. Au lieu de retarder le réveil, il lui sert de propagande. Il est mort le christianisme qui dégénère en une simple acceptation mentale de l'Évangile, qui a perdu l'émotion profonde des choses divines et la passion pour les choses de l'Esprit. La vie ne peut pas être standardisée.
Quand l'Esprit de Dieu occupe la première place dans un culte, l'adoration est toujours inspirée ; tout est frais et spontané. Avec Dieu rien n'est racorni ou desséché. La manne céleste était toujours fraîche !
O la monotonie et la mort des formes religieuses copiées, héritées ! Combien d'églises sont maudites à cause d'elles !
Le message était exactement pour moi.
Mais revenons à notre histoire. Il y avait là quelque chose de nouveau et qui ne faisait que commencer ; quelque chose que seul un coeur humble pouvait accepter et rechercher. Mme Cantell était une amie de mon père. Elle avait depuis longtemps pris position quant à la guérison divine et sa maison était le rendez-vous de nombre de personnes qui avaient éprouvé Jésus-Christ comme le grand Médecin. Cela coûte souvent très cher pour un chrétien de marcher dans la lumière. On s'expose ainsi à l'Incompréhension, à l'ostracisme. Seuls ceux qui sont prêts à porter l'opprobre peuvent avancer avec Dieu.
Ce réveil n'avait aucun nom spécial. Dans ce temps-là, il n'était ni établi ni organisé. Il avait surgi spontanément en différentes parties des États-Unis, puis avait passé en Angleterre. Un peu partout des chrétiens avaient expérimenté ce qu'ils appelaient la « bénédiction de Pentecôte ». La première femme qui la reçut à Londres fut Mme Catherine Price (1). Mon père avait fait sa connaissance lorsqu'il était revenu malade de Paris et c'est ainsi qu'il entra en contact avec le mouvement. Le feu s'étendait rapidement. Dieu déversait son Esprit sur le pays et beaucoup étaient dans l'attente et la joie.
J'écoutais le prédicateur, un pasteur baptiste. Son visage resplendissait de la gloire de Dieu. En un langage simple, il nous expliqua comment Dieu l'avait convaincu qu'il s'agissait bien là de Son Esprit, Il raconta comment il avait fait cette expérience quelques jours auparavant ; puis il nous exhorta à la foi et à la repentance de tout péché connu. Chacune de ses paroles me perçait le coeur et la conviction du péché me tenaillait. Je ne voyais qu'une chose : combien j'avais attristé mon précieux Sauveur. Aucune douleur n'est aussi aiguë que celle d'une conscience troublée. O, la détresse éprouvée pendant ces instants ! Je m'étais rendu coupable de haute trahison envers la cause de Christ. Tout ce qui se passait là me condamnait. L'épée à deux tranchants de la Parole de Dieu me révélait les pensées secrètes et les intentions de mon coeur rebelle. Combien elle était véritable en moi la conviction de David : « Tu veux que la vérité soit au fond du coeur. Fais donc pénétrer ta sagesse au dedans de moi. » (Ps. 51/8.)
Les seules choses qui demeurent.
Je ne pouvais supporter davantage la lumière qui me fouillait. Plus moyen d'échapper : il fallait accepter l'invitation. Tel l'enfant prodigue, j'étais contraint de retourner vers mon Père. Un instant j'eus l'idée de résister, mais là je reconnus la voix de Satan et m'en détournai. Et je n'en fus que plus prompt à me décider. C'est ainsi que je me levai et me rendis tant bien que mal jusque vers l'estrade ; je trouvai une chaise devant laquelle je m'agenouillai. Puis, oubliant ce qui m'entourait, je me mis à pleurer et pleurer encore.
Dans la vie, les souvenirs les plus lumineux et les plus marquants sont ceux qui se rattachent des événements provoqués directement par Dieu ; leur caractère inoubliable et leur parfum proviennent de ce que l'Esprit de Dieu les a pénétrés. Comment ne pas me rappeler tout ce que Jésus avait été et avait fait pour moi ? Il était resté fidèle. Il ne m'avait jamais abandonné. Mais moi, combien j'avais honteusement désobéi à Sa douce Voix ! Le souvenir de mon bonheur, durant les jours vécus avec Lui, se présentait à moi : mon « Bien-Aimé » avait marché avec moi et m'avait parlé au milieu de la solitude et des souffrances infligées par mes camarades d'école. Il m'avait soutenu tandis que je prêchais dans le dortoir. Il avait rempli, mon coeur de joie quand on m'avait pris mes livres pour m'empêcher de préparer mes leçons ; cependant, en temps ordinaire, cette aventure m'eût rempli de terreur. J'annonçais l'Évangile, je priais avec larmes pour la conversion de mes camarades, malgré les coups et l'interdiction des maîtres. Mais la persécution avait été transformée pour moi en ciel sur la terre. Et maintenant, je me sentais accusé par le souvenir de chacune de ces bénédictions, de chacune de ces délivrances ! Je sanglotais, les fondements de mon être étaient ébranlés. J'avais renié mon Meilleur Ami, Celui qui m'avait soutenu comme une mère ! Je voyais mon égoïsme abject et j'avais horreur de moi-même.
Je pleurai, agenouillé devant cette chaise de 10 heures du soir à 1 heure du matin environ. Mon père vint s'asseoir près de moi et s'efforça de calmer mes gémissements. J'avais complètement oublié mon entourage et me lamentais à haute voix sur mon état de péché et mon abandon de Dieu. Je ne voulais pas être consolé. Je mis mes bras autour de mon père et continuai à sangloter. Je disais : « Laisse-moi pleurer ! », car je réalisais que mon témoignage était mort et le sentiment de ma culpabilité pesait lourdement sur mon esprit. Je savais que Jésus-Christ seul pouvait apporter la paix à mon coeur désespéré, me rendre la joie du salut et renouveler en moi un esprit bien disposé.
Le secret de la repentance chrétienne.
Je vais vous dire comment je fus conduit à la victoire. Mon ciel semblait rempli de nuages noirs, chacun d'eux représentant un péché. Tandis que je les nommais et les confessais, ils disparaissaient pour être aussitôt remplacés par d'autres. Je les appelais tous par leur nom : mes désobéissances, mes retours au monde, mes convoitises, mes mauvaises pensées et tout ce qu'avait enfanté mon imagination, mon égoïsme, ma paresse, les mesquineries, les querelles, mes tromperies, mes mensonges, mon orgueil, etc. Je les énumérais sans crainte et sans honte. Mais les nuages étaient toujours là. Alors je pensai à mon manque d'amour, de prière et je compris que mes « manques » étaient des péchés encore plus graves que les autres. Qui pouvait dire pour combien de créatures j'avais été une pierre d'achoppement, quel était le nombre de ceux que j'avais mal influencés par mon infidélité ? Cette pensée acheva de m'anéantir. La main de Dieu pesait lourdement sur moi.
Ce n'est que sous cette pression divine que nous pouvons réaliser la pleine mesure de notre iniquité et voir l'immensité de notre péché. Il existe une « tristesse selon Dieu » capable de briser en nous jusqu'au moindre vestige de résistance. Cette repentance radicale nous abaisse aussi radicalement et, dans ces conditions, Dieu peut guérir et restaurer l'âme sur-le-champ. Pour cela, il faut aussi que le chrétien confesse toutes les fautes dont il est conscient. Il ne peut pas s'approcher de Dieu comme les pécheurs et les êtres irrégénérés, car ces derniers n'ont jamais, connu la lumière, tandis que l'enfant de Dieu rétrograde a péché contre elle. Il est responsable de ses transgressions délibérées et répétés, commises en présence de la lumière et, malgré elle.
C'est la raison pour laquelle, si souvent, la repentance des chrétiens demeure superficielle. Et beaucoup de ceux qui voudraient être rétablis dans la communion avec Dieu sont déçus. Cela vient de ce qu'ils n'ont pas répandu tout leur coeur devant Dieu. C'est encore pourquoi beaucoup de ceux qui recherchent le baptême du Saint-Esprit ne le reçoivent pas, car ils n'ont pas touché le fond de la repentance, ils n'ont pas réalisé la totalité de leur iniquité. Le secret de la repentance chrétienne est de confesser chaque péché individuellement, autant les omissions, si nombreuses, que les actes répréhensibles.
« Il est la propitiation pour nos péchés. »
Rien n'est plus terrible que l'indifférence d'un chrétien vis-à-vis de son Sauveur. C'est la porte ouverte à la tiédeur, au manque de prière, à l'insuffisance du sens des responsabilités. Et peu à peu, au milieu du tourbillon de la vie courante, la vie spirituelle s'étiole et meurt. Au lieu d'une religion du coeur apparaît l'effort pour prolonger une profession de foi extérieure. Nos instincts divins sont endormis et nous perdons la conscience et la joie du salut. Si les compromis d'une vie mêlée de plaisirs et de satisfactions mondaines viennent s'y ajouter, notre religion n'est plus qu'une chose vacillante, pénible et méprisable. Impossible de se retrouver en ordre avec Dieu jusqu'à ce que tout cela soit reconnu et confessé.
Mon père avait posé sa main sur mon épaule et priait avec moi. Finalement, il demanda à Dieu de me donner la consolation du pardon divin. Il cita ces paroles de I Jean 1 /9 : « Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité. »
Je réalisais enfin que Dieu m'entendait. Et maintenant, la conscience qu'IL ME PARDONNAIT passait, merveilleusement douce, comme un souffle même de Dieu, sur mon âme repentante. La pensée qu'Il pouvait et voulait me reprendre à Lui, malgré tout ce que j'avais fait pour L'attrister et Le renier, fit à nouveau couler mes pleurs.
Il devait être plus d'une heure du matin lorsqu'enfin je me relevai. Je vois encore la flaque de mes larmes sur le siège de cette chaise. J'avais retrouvé la « PAIX QUI SURPASSE TOUTE INTELLIGENCE ». Ma joie divine était telle que je ne désirais parler à personne, bien que plusieurs m'adressassent des paroles d'encouragement. Nous sortîmes avec quelques-uns dans la nuit silencieuse. Cette nuit-là, je pus à peine dormir. Une seule pensée remplissait tout mon être : « Jésus m'a pardonné ». J'étais débordant de cette allégresse que Christ seul peut donner à ceux qui s'abandonnent entièrement à Lui. Les anciennes sources avaient été rouvertes et envahissaient mon être d'un repos et d'une joie indescriptibles.
Vous êtes-vous jamais réveillé le matin avec vos pensées et votre esprit centrés en Christ ? Eh bien, c'était Jésus et Jésus seul qui remplissait mon coeur ce matin-là. Mon père entra dans ma chambre et me dit de me dépêcher car nous devions prendre un train de bonne heure ; nous nous rendions à Plumstead, chez un M. Bristow, où il y avait aussi des réunions. Nous nous embrassâmes et je me mis presque à danser ; j'étais si heureux, si léger que j'aurais pu m'envoler. La gloire de Dieu brûlait en moi. Au petit déjeuner, je mangeai à peine et cependant il me semblait être à un banquet.
Retour de la faim et de la soif spirituelles.
Nous devions être cinq ou six à voyager ensemble ce jour-là. Une fois installés dans le train, nous éclatâmes en chants de louange, sans nous occuper des autres voyageurs. Je sortis ma Bible, l'ouvris au livre des Psaumes et commençai à lire avec avidité. Comme les paroles brillaient ! L'une après l'autre, les promesses semblaient choisies pour le moment que je vivais. Je me rendis compte tout à coup que la faim et la soif de la Parole de Dieu m'étaient revenues. J'avais retrouvé ce même appétit insatiable que j'avais connu après ma conversion. Je ne pouvais plus retenir des larmes de joie et elles continuèrent à tomber sur ma Bible ouverte pendant le reste du voyage.
C'était pour moi une preuve certaine que mon coeur avait été renouvelé et avait retrouvé son ancienne adoration. Des vagues de louanges surgissaient en moi ; je poussais des cris de joie ; je dévorais la seule nourriture de l'âme rachetée ; la Parole inspirée de Dieu.
Quand nous sommes soumis au Saint-Esprit, notre vie chrétienne se trouve en grande partie dirigée par un instinct divin. Nous n'avons pas besoin de nous forcer à accomplir certaines choses — cela vient naturellement. Il n'y a ni contrainte, ni pression artificielle.
Au culte du matin, il y avait une cinquantaine de personnes. Tout était simple, mais rempli de chaleur et de zèle. L'orateur, le missionnaire Charles Léonard, venait des États-Unis et se rendait en Égypte pour y accomplir son travail. Il nous raconta comment Dieu agissait en Amérique ; il croyait qu'un des plus grands réveils des derniers temps avait éclaté et que Dieu envoyait à nouveau son Esprit comme Il l'avait fait à la Pentecôte et à l'époque de l'Église primitive. Bien des choses que j'entendais étaient nouvelles pour moi, mais mon coeur était grand ouvert ; j'étais possédé du besoin irrésistible d'être rempli de l'Esprit jusqu'à déborder et revêtu de la puissance à laquelle M. Léonard rendait témoignage(2). Puis nous prîmes la Sainte Cène.
Mon ami le rouquin.
J'avais remarqué dans l'assistance un garçon aux cheveux rouges, à peu près de mon âge, dont je m'approchai aussitôt. Nous devînmes amis. J'ai depuis longtemps oublié son nom, mais, s'il est quelqu'un que je me réjouis de retrouver au ciel, c'est bien ce rouquin-là. Dieu se servit de lui pour m'indiquer le chemin d'une manière encore plus claire. Et, à l'heure qu'il est, je reste émerveillé de la sagesse qui inspirait les conseils et la foi toute simple de ce jeune garçon.
Il y avait un petit parc en face de chez M. Bristow et mon nouvel ami proposa que nous nous y rendions après déjeuner. Nous nous assîmes sur un banc et je lui demandai s'il avait reçu le baptême du Saint-Esprit. Son visage s'éclaira tandis qu'il me répondait affirmativement. Il répétait sans cesse « C'est merveilleux ! » Il éclatait de rire de joie. Ses lèvres frémissaient ; par moments, il fermait les yeux et semblait perdu dans l'adoration. Je l'aimais et lui posais force questions. Sa réponse était toujours la même : « Attends de l'avoir reçu. »
Il avait sa Bible avec lui et il me lut plusieurs textes, entrecoupant sa lecture de nombreux « Alléluia ! » et « Gloire à Dieu ! ». Il adaptait chaque passage à mes besoins. Quels moments bénis nous avons vécus sur ce banc! La vue de sa Bible abondamment soulignée fit surgir en moi de violents remords et de nouveau je pleurai ; c'était comme au temps où j'avais moi-même rempli la mienne de marques diverses et d'annotations ; j'avais aussi inventé un système marginal me permettant de situer n'importe quel récit. Dans la sienne, certains passages étaient soulignés en bleu, d'autres en rouge en vert, en violet, etc.
Précieuses promesses.
Le bleu, me disait-il, rappelle ce qui concerne le Saint-Esprit, par exemple la prophétie de Joël :
« Et il arrivera après ces choses que je répandrai mon Esprit sur toute chair : vos fils et vos filles prophétiseront : vos vieillards auront des songes et vos jeunes gens des visions. Et même sur les serviteurs et sur les servantes, en ces jours-là, je répandrai mon Esprit. »
Joël 2 /28-29.
Et voici le même passage dans les Actes, où l'apôtre Pierre en constate la réalisation le jour de la Pentecôte ; il dit dans son discours que ce don est aussi pour nous :
« Car la promesse est pour vous et pour vos enfants et pour tous ceux qui sont éloignés, autant que le Seigneur notre Dieu en appellera. »
Actes 2/39.
Cette dernière phrase nous concerne, me dit mon ami. Et maintenant regarde ici. Et il montra un grand trait bleu dans la marge de Jean 14 :
« Et je prierai mon Père, qui vous donnera un autre Consolateur, afin qu'Il demeure éternellement avec vous ; savoir, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous le connaissez, parce qu'Il demeure avec vous et qu'Il sera en vous. Je ne vous laisserai point orphelins, je viendrai à vous. »
Jean 14/16-18.
Et au verset 26, Jésus dit :
« Mais le Consolateur, qui est le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous remettra en mémoire toutes les paroles que je vous ai dites, »
« Oui, fis-je, je connais ces passages. » — « Je veux t'en montrer encore d'autres », me dit-il avec sa charmante simplicité. Il connaissait suffisamment la Bible pour la laisser parler d'elle-même :
« Mais lorsque le Consolateur sera venu, lequel je vous enverrai de la part de mon Père, savoir l'Esprit de vérité, qui procède de mon Père, c'est lui qui rendra témoignage de moi. Toutefois je vous le dis en vérité, il est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais, le Consolateur ne viendra point à vous et si je m'en vais, je vous l'enverrai. »
Jean 15/27 ; 16/7.
« Et quand Jésus fut ressuscité des morts il rappela à ses disciples les promesses qu'il leur avait faites. Regarde :
« Et les ayant assemblés, il leur commanda de ne point partir de Jérusalem, mais d'y attendre la promesse du Père, laquelle, dit-il, vous avez ouïe de moi. »
Actes 1/4.
« N'es-tu pas un enfant de Dieu ? » reprit mon compagnon. — « Oui ! » répondis-je. — « Alors c'est la promesse du Père pour toi. »
Mon coeur était plein de foi et je le crus. Nous lûmes encore beaucoup de passages dans les Évangiles et les Épîtres.
« Mon âme te sera fidèlement attachée. »
Puis il me parla de son expérience et m'expliqua comment, par la puissance de Dieu en moi, je me mettrais à parler une langue que je ne connaissais pas. Ensuite il pria et, pendant ce temps, mon coeur brûlait du désir d'être aussi ardent et consacré que lui. Nous fûmes inséparables jusqu'à l'heure de la réunion. Partout dans la maison, il y avait des gens qui priaient et tous étaient si heureux, si pleins d'attente et conscients que Dieu agissait parmi eux.
À la réunion du soir, M. Léonard prêcha de nouveau, mais je n'entendis guère ce qu'il disait. J'étais comme un captif qu'on vient de mettre en liberté, dont les chaînes sont tout à coup tombées, le laissant hésitant, émerveillé, pouvant à peine y croire ! O c'est une chose merveilleuse que d'être en règle avec le Père et d'avoir la certitude que plus rien ne vous sépare de Lui. Le soleil de l'amour de Dieu pouvait désormais m'envelopper librement ; il n'y avait plus d'entraves.
J'avais tellement de choses à dire au Seigneur Vous savez ce que l'on ressent lorsqu'on a été longtemps séparé d'un ami intime et bien-aimé ; on veut être SEUL AVEC LUI, et on en trouve le temps, afin de pouvoir lui parler à coeur ouvert. Impossible de contenir mes larmes ; c'étaient des larmes heureuses, des larmes bénies ; elles correspondaient à la source de joie qui s'ouvrait en moi. Je pouvais à peine attendre que le missionnaire Léonard eût fini de parler. Au moment où l'on annonça qu'on allait prier, je tombai à genoux et oubliai mon entourage, comme je m'oubliai moi-même. Mon esprit s'était pour ainsi dire enfermé avec Christ, se rapprochant toujours plus de Lui, tandis que j'ignorais ce qui se passait autour de moi, Je multipliai les « Alléluia » et déversai l'adoration de tout mon être aux pieds de mon Rédempteur. Une telle exubérance de louange naît tout naturellement d'un « esprit contrit et brisé », débordant de reconnaissance comme l'était le mien ce soir-là. Mon coeur était fixé sur jésus qui avait ouvert mes lèvres et ma bouche se répandait en louanges. Plus je criais de joie, plus je voulais crier ; la fièvre de mon exaltation était telle que je ne pouvais m'arrêter. J'étais si absorbé à offrir le sacrifice de mes lèvres, à adresser des voeux et des prières à mon Sauveur que je ne réalisais pas le bruit que je faisais.
Dieu habite parmi les louanges d'Israël.
Il en est tant qui n'avancent pas avec Dieu, parce que leur foi est inactive. Les promesses SONT LA, mais les hommes ne font pas un geste pour s'en emparer. Et ce n'est rien moins qu'un crime que de rester dans la passivité au lieu de s'approprier le meilleur de ce que Dieu tient en réserve pour nous, afin que nous puissions faire face aux besoins immenses du monde et pratiquer un christianisme agressif et victorieux. Beaucoup ont peur de se montrer osés et extravagants dans la louange. Un regard autour de nous nous convaincra de la manière mesquine et parcimonieuse dont les chrétiens louent leur Dieu. Ce ne sont pas des « cris de louange », mais une louange faible, ô si faible, mécanique et à demi convaincue. Les disciples n'étaient ni tristes ni déprimés tandis qu'ils attendaient la Promesse du Père dans le temple. Au contraire, nous lisons dans Luc 24/52-53 :
« Et eux, l'ayant adoré, s'en retournèrent à Jérusalem avec une grande joie ; et ils étaient toujours dans le temple, louant et bénissant Dieu »
L'Écriture dit :
« Celui qui offre pour sacrifice la Louange me glorifie. » (Ps. 50/23.)
Elle nous commande aussi de « rendre sa louange glorieuse ». (Ps. 66/2.)
David proclame : « J'ajouterai encore à toutes tes louanges. » (Ps. 71/14.)
La seule énumération des différents titres donnés à Christ dans la Bible suffirait à nous occuper pendant longtemps, car il y en a plus de 680. Le chemin de la victoire est pavé par les louanges de Dieu sortant de nos lèvres. Si ce fut mon cas, ce sera aussi le vôtre !